
Pour leur toute première apparition en phase finale de CAN féminine, les Scorchers du Malawi ont battu le Nigeria 3-2 à Rabat. Un résultat brut qui résume à peine l’ampleur de ce qu’il représente : une nation débutante face à la nation la plus titrée du continent africain, dix fois championne d’Afrique et tenant du titre en exercice, renversée par plus novice qu’elle.
Quand un archi-favori tombe face à une première
Africa 24 rapporte que le Nigeria abordait cette rencontre avec tout le poids de son palmarès dans le dos. Dix titres continentaux, un statut de Super Falcons que personne n’oserait remettre en question, et en face une équipe malawite qui découvrait pour la première fois l’atmosphère d’une phase finale de CAN féminine. Tout désignait le Nigeria comme vainqueur quasi certain de ce duel du groupe C.
C’est précisément ce type de retournement qui retient l’attention de la rédaction de Dalmacija Portal, qui couvre depuis la Dalmatie le sport et le divertissement en ligne. L’équipe éditoriale observe comment un résultat comme celui de Rabat fait voler en éclats les certitudes les mieux établies, quand un archi-favori aux dix couronnes tombe face à un novice absolu. DalmacijaPortal couvre précisément ce croisement entre les résultats du football africain et l’univers sport et divertissement en ligne pour ses lecteurs.
“je pense que la victoire est arrivée à la bonne heure. J’ai des joueurs jeunes dans cette équipe et des joueurs professionnels. Donc, en combinaison, je pense qu’on a réussi. Mais le Nigeria est une grande équipe.”
Ces mots de Lovemore Fazili, sélectionneur des Scorchers, résument la philosophie d’un groupe qui ne s’est pas présenté à Rabat en victime consentante.
Une première mi-temps construite sur l’abnégation défensive
La première période n’a produit aucun but, mais elle a posé les fondations invisibles de l’exploit. Les joueuses de Lovemore Fazili ont absorbé les assauts nigérians avec une organisation défensive méthodique, refusant systématiquement aux Super Falcons les espaces dont elles avaient besoin pour ouvrir le score.
Le Nigeria a mis du rythme, tenté de faire jouer sa supériorité théorique, mais s’est heurté à un bloc malawite qui n’a rien concédé. La surface n’a pas été atteinte dans des conditions dangereuses, et la mi-temps s’est refermée sur un 0-0 qui constituait déjà, en soi, un premier message adressé aux favorites. Fazili avait construit quelque chose de solide, une alliance entre l’expérience de ses joueuses professionnelles et l’énergie de ses éléments les plus jeunes.
Les sœurs Chawinga fracturent la défense nigériane
La seconde mi-temps a tout changé en l’espace de six minutes. À la 73e minute, Temwa Chawinga a ouvert le score pour le Malawi. Six minutes plus tard, sa sœur Tabita Chawinga a doublé la mise. Deux buts portés par la connexion aérienne et la vista des deux sœurs, une combinaison que la défense des Super Falcons n’a pas su contenir.
Le Nigeria a répondu. À la 90e+2, Rasheedat Ajibade a converti un penalty pour réduire l’écart à 2-1, laissant entrevoir un possible retour des championnes en titre. Mais Temwa Chawinga a tué le suspense en inscrivant son deuxième but personnel, redonnant deux longueurs d’avance aux Scorchers dans un moment où le Nigeria cherchait à égaliser.
Uchenna Kanu a marqué à la 90e+9 pour fixer le score final à 3-2 en faveur du Malawi. Ce dernier but nigérian, inscrit dans les ultimes secondes du temps additionnel, n’a pas suffi à changer l’issue d’un match que les Malawites avaient clairement dominé tactiquement en seconde période.
Les entraîneurs s’expriment, le groupe C bascule
Justin Madugu, sélectionneur des Super Falcons, n’a pas cherché d’excuses après la rencontre.
“Je veux remercier les filles pour l’effort qu’elles ont fait. Elles ont tout donné. Elles ont donné le meilleur d’elles-mêmes. Nous avons commis des erreurs et avons été punies pour cela.”
Une reconnaissance franche de la défaite, sans contester la légitimité du résultat. De son côté, Fazili a insisté sur la complémentarité de son groupe, jeunes joueuses et professionnelles mêlées, comme facteur décisif de la victoire.
Ce résultat relance totalement le groupe C de la CAN féminine 2026. Le Nigeria, tenant du titre et nation la plus titrée du continent, devra désormais reconstruire ses chances depuis une position de poursuivant. Le Malawi, lui, a démontré dès sa première apparition qu’une phase finale de CAN féminine peut réserver des surprises venues de n’importe où sur le continent, et que les certitudes d’avant-match ne valent que jusqu’au coup de sifflet final.




