
Atlanta, 15 juin 2026. Les Black Stars et les Lusitaniens se sont quittés sur un 0-0 qui résume, à lui seul, l’ambivalence de cette équipe du Ghana : capable de tenir tête à n’importe qui, incapable pour l’heure de franchir le dernier cap. Un match nul qui ne satisfait pleinement ni les uns ni les autres, mais qui ouvre une porte pour le Ghana dans le groupe K.
Le fait
Portugal dominant techniquement, mais Ghana imperméable défensivement. L’arrière-garde ghanéenne — menée par un Mohamed Salisu impérial — a résisté pendant 90 minutes aux assauts d’un Portugal armé de Bernardo Silva, Vitinha et Rafael Leão. Côté ghanéen, Jordan Ayew a eu les deux meilleures occasions. Les deux sont passées à côté. Score final : 0-0.
La lecture
Ce match nul vaut de l’or défensivement et pose une question en or offensivement. Le Ghana sans sa star collective peine à transformer le volume de jeu en occasions franches. C’est le paradoxe de cette équipe depuis la retraite d’Asamoah Gyan : les Black Stars courent, pressent, récupèrent — mais qui finit ?
Le sélectionneur Otto Addo a pourtant fait du bon travail tactique dans cette rencontre. Le pressing haut ghanéen a gêné la construction portugaise en première période. Mais la stérilité offensive finit par peser.
La perspective
En 2010, le Ghana était à 60 secondes de la demi-finale de Coupe du Monde. Un pénalty de Suarez sur la ligne, un poteau d’Asamoah Gyan — et la légende avortée. En 2026, le Ghana n’est pas cette équipe-là en termes de talent brut. Mais il a quelque chose que la génération Gyan n’avait pas toujours : de la discipline collective. Ce 0-0 face au Portugal en est la preuve. La suite dira si cette discipline suffit à aller plus loin.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 15 juin 2026
Sources : FIFA.com, BBC Afrique, GhanaFA.com, Goal Africa




