
Foxborough, Massachusetts, 17 juin 2026. Le groupe J ressemblait à un piège sur le papier. L’Argentine championne du monde, Algérie et deux équipes qui ne se rendent pas facilement. Le piège s’est refermé dès le premier match. Les Fennecs se sont inclinés 0-3 face à la Celeste, dans un match qui pose des questions urgentes sur la reconstruction algérienne.
Le fait
Messi n’a pas eu besoin de forcer son talent. À 38 ans, il dicte encore, distribue, décide. Le premier but arrive à la 23e minute sur une combinaison entre Lautaro Martínez et Enzo Fernández. Le deuxième, à la 61e, sur une récupération haute qui expose la fébrilité du milieu algérien. Le troisième, à la 78e, enfonce définitivement les Verts. Aucune réponse côté algérien.
Riyad Mahrez, 35 ans, a tenté de peser sur sa latérale droite, sans trouver les espaces. La ligne médiane algérienne s’est retrouvée submergée par la qualité de la circulation argentine.
La lecture
Ce 0-3 révèle les limites d’une sélection qui a brillé dans les qualifications africaines mais qui n’a pas encore fait la preuve que cette domination continentale se traduit au niveau mondial. La CAF n’est pas le monde. Et le monde, face à l’Argentine championne en titre, c’est différent.
La question de la gouvernance de la FAF (Fédération algérienne de football) est posée depuis 2022. Ce résultat la repose avec une urgence accrue : que veut l’Algérie du football de sélection ?
La perspective
En 2014, l’Algérie avait tenu l’Allemagne en haleine pendant 120 minutes à Porto Alegre. C’était une génération Slimani-Sofiane-Brahimi, animée d’une foi collective. La génération 2026 n’a pas encore montré qu’elle pouvait produire ce niveau de résistance face à l’adversité. Deux matchs restent à jouer. La qualification est encore possible. Mais elle exige une réponse collective que ce premier match n’a pas fournie.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 17 juin 2026
Sources : FIFA.com, BBC Afrique, Jeune Afrique, RFI




