Maroc-Brésil au Mondial 2026 : quand l’Atlas répond au Seleção

Équipe nationale du Maroc
Crédit photo : Wikimedia Commons / FIFA

East Rutherford, New Jersey, 13 juin 2026. Il y a une façon particulière dont le Maroc joue face aux grands — une contraction du temps, une densité défensive qui confine au génie collectif. Face au Brésil, ce soir-là, dans le stade new-yorkais baigné d’un soleil de fin d’après-midi, les Lions de l’Atlas ont produit exactement ça : 90 minutes de résistance organisée, conclues sur un partage des points (1-1) qui vaut bien plus qu’un point au classement.

Le fait

Le Brésil ouvre le score à la 34e minute par Endrick, servi en profondeur par Rodrygo, dans un Maroc momentanément désorganisé par une transition rapide. Mais la réponse marocaine ne tarde pas. À la 58e minute, Brahim Díaz combine avec Hakimi sur le flanc droit, se retourne dans la surface et ajuste le portier brésilien d’une frappe croisée. Score final : 1-1.

Ce résultat place le Maroc en position favorable dans le groupe C, au coude-à-coude avec le Brésil, avant les chocs décisifs.

La lecture

Ce n’est pas seulement un match nul. C’est la confirmation d’une métamorphose entamée à Doha en 2022. Le Maroc de Mohamed Ouahbi n’est plus une équipe qui subit le statut de favori africain — il l’assume. La ligne défensive à cinq, héritée de Regragui mais affinée, a contenu Vinicius Jr pendant l’essentiel de la partie. Mazraoui a doublé, couvert, récupéré. La charnière centrale n’a jamais paniqué.

Brahim Díaz est désormais le chef d’orchestre que le Maroc attendait depuis des années. Né à Málaga, formé à Manchester City, il a choisi les Verts et Rouges et les porte aujourd’hui avec une conviction qui transcende la biographie. Ce but face au Brésil est le symbole de cette maturité nouvelle.

La perspective

En 2022, le Maroc avait éliminé l’Espagne, le Portugal, battu la Belgique. En 2026, face au Brésil, il confirme que l’aventure de Doha n’était pas un accident. C’est une tendance. Et une tendance, dans l’histoire du football mondial, finit par devenir une norme.

La question qui traverse maintenant tout le continent : si le Maroc atteint à nouveau les demi-finales, voire la finale, que restera-t-il de l’argument selon lequel l’Afrique n’est pas encore prête pour le sommet ?


Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 13 juin 2026

Sources : FIFA.com, BBC Afrique, Ouest-France, L’Équipe

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