Coupe du monde 2026 : Ghana, l’ombre d’une attaque inexistante

Si le Ghana fait bonne impression depuis son entrée en lice dans le Mondial 2026, on ne peut pas en dire autant de son attaque, qui semble visiblement inexistante après les deux premières journées de la phase de groupe disputée.

Ce n’était pas un tirage facile mais, le Ghana s’en sort plutôt bien. Avant le début de la Coupe du monde 2026, personne ne misait sur les Black Stars. Logés dans le groupe avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama, André Ayew et ses coéquipiers sont sur une bonne dynamique. Une victoire et un match nul, 4 points glanés et une précieuse deuxième place qui les mets sur le chemin d’une qualification certaine pour le prochain tour, les 16e de finale.

Et le tout, sans une attaque. Et oui, les observateurs sont encore nostalgique de l’époque d’Assamoah Gyan. En ce temps là, la Ghana portait bien son surnom, le « Brésil d’Afrique ». Avec un jeu projeté vers l’avant avec des phases interessantes, l’équipe faisait rêver. D’ailleurs elle a failli être la première nation africaine à se qualifier pour les demi-finales d’un mondial. Cependant, l’attaquant légendaire du Ghana a raté le penalty qui aurait pu changer la donne contre l’Uruguay en 2010.

Un jeu minimaliste assumé

Depuis, le Ghana n’a cessé d’enchaîner les contre-performances et a vu son équipe nationale perdre l’aura qu’on lui connaissait. Toutefois 2026 semble être différent. Avec un jeu relativement minimaliste depuis la nomination de Carlos Quieroz, lui qui a toujours construit ses équipes sur la base d’une solidité défensive, l’équipe ghanéenne est quasi inexistante en attaque dans le mondial américain. Et ce n’est pas cette statistique qui va faire croire le contraire.

En réalité, le Ghana est la seule équipe lors de cette 23e édition de la Coupe du monde, à ne tenter aucun tir lors des deux premières mi-temps de ses deux rencontres disputées contre le Panama (1-0) et l’Angleterre (0-0). C’est la première fois que cela arrive dans l’histoire du tournoi depuis le cas du Costa Rica en 1990. Une situation qui étonne quand on voit le potentiel offensif du Ghana.

De Jordan Ayew à Antoine Semenyo en passant par Iñaki Williams, la donne aurait pu être différente. De toutes les façons, c’est une statistique qu’il faut soigner si l’intention est d’aller loin dans le tournoi.

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