Togo : L’Assemblée nationale se saisit de l’affaire des présumés matchs truqués

L’affaire des présumés matchs truqués dans le football togolais prend une nouvelle dimension. Après avoir été traitée par les instances disciplinaires de la Fédération togolaise de football (FTF), elle a été évoquée à l’Assemblée nationale, où les députés ont demandé des explications au gouvernement sur ce dossier qui continue d’alimenter les débats.

Dans le cadre de leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, les élus ont interpelé le ministre délégué chargé des Sports ainsi que la ministre du Développement à la base sur les suites données à cette affaire, selon les informations de Lequipe228. L’objectif est de mieux comprendre les circonstances des faits et les mesures envisagées pour préserver l’intégrité des compétitions nationales.

L’affaire avait éclaté après la diffusion d’un enregistrement audio dans lequel deux acteurs du football togolais échangeaient sur de possibles manipulations de rencontres. Cette révélation avait rapidement suscité une vive émotion au sein du football togolais et conduit la Commission de discipline de la FTF à ouvrir une procédure.

À l’issue de son enquête, l’instance disciplinaire avait infligé de lourdes sanctions aux deux principaux protagonistes. L’entraîneur franco-congolais Théophile Bola a été suspendu pour une durée de cinq ans et six mois, tandis que Toulassi Kokou, président d’Espoir FC, a écopé d’une suspension de six ans de toute activité liée au football. En revanche, les autres responsables du football togolais cités dans l’enregistrement n’ont finalement fait l’objet d’aucune sanction.

Lors des échanges au Parlement, les députés ont insisté sur la nécessité d’aller au bout des investigations afin de lever toutes les zones d’ombre autour de cette affaire. Selon les informations communiquées à l’issue des discussions, une commission indépendante devrait être mise en place pour approfondir les investigations. Cette structure mènera ses travaux sans la participation de représentants de la FTF ni du ministère en charge des Sports, avec pour mission d’établir les responsabilités éventuelles.

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