
La Fédération Togolaise de Football (FTF) a rendu publique ce mercredi la décision de sa Commission de Discipline dans l’affaire des présumées manipulations de matchs qui ont marqué les dernières journées du championnat national de première division D1 LONATO 2025-2026.
Saisie par le Comité Exécutif à la suite de la diffusion d’enregistrements audio évoquant des tentatives d’influence sur certaines rencontres, la Commission de Discipline a mené une enquête approfondie conformément aux dispositions du Code de Discipline de la FTF.
Plusieurs acteurs du football togolais avaient notamment été auditionnés le 2 juin dernier dans le cadre d’une procédure contradictoire. Au terme de ses investigations, l’instance disciplinaire a reconnu la responsabilité de Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, et de Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah. Le premier écope d’une interdiction de toute activité liée au football pour une durée de six ans ainsi que d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.
Le second est sanctionné de cinq ans et six mois d’interdiction d’exercer toute activité footballistique et d’une amende du même montant pour manipulation de matchs et propos jugés attentatoires à l’image de la Fédération.
La Commission a également ordonné à Théophile Bola de présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures après notification de la décision. Malgré la gravité des faits reprochés, les résultats sportifs des rencontres concernées, disputées les 24 et 31 mai 2026, ont été maintenus.
La Commission a justifié cette décision par l’absence de preuve démontrant l’exécution effective d’un pacte de manipulation, conformément aux dispositions du Code de Discipline.
Par ailleurs, le FC Espoir de Zio et son président Kokou Toulassi ont été condamnés solidairement au paiement d’une amende supplémentaire de 500 000 FCFA. La même sanction financière a été prononcée à l’encontre de l’AS Binah et de son entraîneur Théophile Bola.
En revanche, plusieurs personnalités citées dans les enregistrements audio ont été mises hors de cause. Il s’agit notamment de Firmin Ajavon, Sébastien Pré, Hessou Passiwe, Aklisso Amah, Nabiga Kueviakoe et Kokou Mensah, contre lesquels aucune charge disciplinaire n’a été retenue à l’issue de l’instruction.



