
L’Argentine rêvait de conserver son titre mondial, mais elle n’a jamais trouvé les solutions face à une Espagne largement supérieure. Battue 1-0 après prolongation, l’Albiceleste a livré une finale bien en dessous de ses standards, dominée dans tous les compartiments du jeu.
La première explication réside dans la maîtrise espagnole. Avec 68 % de possession et 803 passes réussies, la Roja a imposé son rythme dès les premières minutes. L’Argentine n’a touché le ballon que par séquences et a souvent été contrainte de défendre dans son propre camp. Cette domination territoriale a empêché les champions du monde sortants de développer leur jeu et de mettre en place leurs transitions offensives.
Offensivement, les hommes de Lionel Scaloni ont également déçu. Ils n’ont tenté que trois tirs, dont aucun cadré, un chiffre qui résume leurs difficultés à inquiéter la défense espagnole. À l’inverse, l’Espagne a multiplié les offensives avec 20 tentatives et 11 tirs cadrés, obligeant Emiliano Martínez à réaliser plusieurs interventions décisives pour maintenir son équipe en vie jusqu’à la prolongation.
Enfin, l’Argentine a fini par craquer sous la pression constante de la Roja. L’expulsion d’Enzo Fernández en fin de temps réglementaire a encore compliqué sa mission, avant que Ferran Torres ne trouve finalement la faille en prolongation. Dominée dans la possession, la création et les occasions, l’Albiceleste n’a jamais réussi à imposer son style. Face à une Espagne plus complète et mieux organisée, elle est logiquement passée à côté de sa finale.




