La défaite (2-3) concédée ce samedi 29 août à Yaoundé face à la FA Msichana de la RDC s’est jouée dans des conditions particulièrement complexes pour l’AC Colombe du Congo, contraint de disputer l’intégralité du match sans banc de touche. Seules 15 des 24 joueuses présentées sur la liste initiale ont été autorisées à jouer par les instances continentales.
La CAF a en effet recalé 9 éléments (Corine Yriane, Herita Mukanda, Marthe Landu, Ephraïme Wata Nvanva, Merphy Nsangu Fidelise, Julienne Banda Mangaka, Masanga Ngwala Aimé, Lablanche Manianga et Valentine Kiswikika) pour des motifs de non-conformité au règlement. Bien que les responsables de l’AC Colombe aient mis en cause la CAF et la FECOFOOT, le blocage trouve son origine dans le non-respect des procédures de transfert.
Les dossiers de sept joueuses venues de RDC, issues entre autres du FCF Les Aigles du Congo souffraient d’un manque de finalisation administrative. Leurs Certificats Internationaux de Transfert (CIT) n’ayant pas été validés dans les délais requis sur le système TMS, l’instance faîtière du football africain a simplement appliqué la réglementation sur la qualification des joueuses.
Cet épisode souligne les lacunes d’anticipation et de gestion au sein de la structure du club. En comptant sur des signatures tardives sans maîtriser le calendrier de validation des transferts, l’AC Colombe s’est exposé directement à cette sanction sportive. Une situation qui pousse désormais le club à repenser sa gouvernance administrative s’il souhaite rivaliser sereinement sur la scène internationale.




