
Le gouvernement togolais passe à l’action dans le dossier des présumées manipulations de matchs en D1 Lonato. Par arrêté en date du 8 juillet 2026, le ministre délégué chargé des Sports a officialisé la création d’une commission indépendante d’enquête chargée de faire la lumière sur cette affaire qui secoue le football togolais.
L’affaire des présumés matchs truqués franchit une nouvelle étape au Togo. Quelques jours après les échanges à l’Assemblée nationale, le gouvernement a officiellement créé une commission indépendante d’enquête chargée d’établir les faits autour des allégations de manipulation de rencontres du championnat national de première division, saison 2025-2026.
L’arrêté, signé le 8 juillet 2026 par le ministre délégué auprès du ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, chargé de la Jeunesse et des Sports, justifie cette décision par la nécessité de préserver la crédibilité du championnat, la confiance du public et l’image du football togolais. Le texte souligne également la volonté de disposer d’éléments objectifs, vérifiés et indépendants afin d’établir la réalité des faits allégués et de proposer, si nécessaire, des mesures appropriées.
La commission aura pour mission de recueillir et d’analyser les témoignages, documents, enregistrements audio, rapports administratifs et tout autre élément susceptible d’éclairer le dossier. Elle devra également examiner les procédures liées à l’organisation des compétitions et à l’arbitrage, auditionner les personnes concernées, identifier d’éventuels dysfonctionnements ou violations des règlements sportifs et formuler des recommandations d’ordre disciplinaire, structurel ou judiciaire.
Le gouvernement précise que cette commission sera composée de sept membres reconnus pour leur compétence, leur probité, leur indépendance et leur intégrité. Ils seront nommés par arrêté ministériel. Les membres exerceront leur mission en toute indépendance, dans le respect de la confidentialité des délibérations et de la présomption d’innocence. La commission pourra solliciter tout document utile et convoquer les personnes dont le témoignage sera jugé nécessaire.
La Fédération togolaise de football (FTF), ses démembrements et toutes les structures sportives concernées devront coopérer avec la commission en facilitant l’accès aux informations demandées. En cas de refus de collaboration ou d’obstruction, la commission se réserve le droit d’en référer aux autorités compétentes.
La commission disposera d’un délai de trente jours à compter de son installation pour remettre son rapport final, avec possibilité de prolongation si les circonstances l’exigent. Ce rapport devra présenter les conclusions de l’enquête, identifier les personnes éventuellement mises en cause et proposer les suites à donner.
Cette décision concrétise ainsi l’annonce faite par le gouvernement devant les députés, qui avaient demandé un approfondissement des investigations après les sanctions prononcées par la Commission de discipline de la FTF dans cette affaire ayant alimenté de nombreuses interrogations au sein du football togolais.




