
Le Malawi disputera dimanche à 21h00 sa toute première finale de Coupe d’Afrique des Nations féminine. Face à lui, le Cameroun, qualifié dans la souffrance aux tirs au but après un 0-0 contre le Maroc (3-1 aux tirs au but). De l’autre côté du tableau, les Malawites ont dominé l’Algérie 3-1, portées par un doublé de Tabitha Chawinga. Deux demi-finales aux issues radicalement différentes ont donc scellé un affrontement continental inédit.
Le Cameroun favori, le Malawi en terrain inconnu
Selon Le Parisien, c’est la première fois dans l’histoire de la compétition — hors première édition de 1998 — qu’une nation atteint la finale lors de sa toute première participation à une phase finale de CAN féminine. Le Malawi est dans ce cas précis. Un fait qui pose d’emblée les termes du rapport de forces.
L’équipe éditoriale de Live Sports Odds suit de près le football féminin africain et relève l’écart de statut entre les deux finalistes. Le Cameroun arrive en position de favori légitime, renforcée par son élimination du Nigeria en quart de finale, nation qui a remporté dix des treize éditions de la compétition depuis 1998. La comparaison des cotes de football sur ce Malawi–Cameroun traduit concrètement cet écart entre une sélection expérimentée et un outsider absolu à sa première finale continentale. Live Sports Odds observe cet indicateur comme un reflet des évaluations extérieures, non comme une prescription.
La marche folle des sœurs Chawinga contre l’Algérie
La demi-finale du Malawi face à l’Algérie a basculé très tôt dans un sens favorable aux Malawites. L’Algérie, réduite à dix joueuses après un carton rouge, a accordé une supériorité numérique au Malawi au moment des deux premiers buts. Tabitha Chawinga, qui évolue à l’Olympique Lyonnais, a ouvert le score en première période puis alourdi la marque à la 76e minute. Entre ces deux réalisations, sa sœur Temwa Chawinga a également trouvé le chemin des filets.
L’Algérie a tenté de revenir dans la partie. Ikram Adjabi a réduit le score à 2-1 à la 60e minute, relançant brièvement le suspense. Mais Tabitha a mis fin aux espoirs adverses à la 76e minute, concluant une performance personnelle majeure sur le score de 3-1. Deux sœurs, un même maillot, une même finale historique.
Bihina, héroïne d’une nuit camerounaise éprouvante
La qualification camerounaise a pris un chemin nettement plus tortueux. Face au Maroc, les deux équipes ne se sont pas départagées en 120 minutes, laissant le score à 0-0 à l’issue des prolongations. A deux minutes de la fin de celles-ci, le Maroc a eu l’occasion de tout régler sur pénalty. La gardienne Michaely Bihina a stoppé la tentative de Fatima Tagnaout, maintenant son équipe en vie à l’instant le plus critique.
La séance de tirs au but a confirmé sa domination dans les buts camerounais. Bihina a arrêté trois tentatives marocaines, permettant au Cameroun de s’imposer 3-1 dans l’exercice. Le Maroc, sept mois après avoir disputé la finale de la CAN masculine, ne s’offrira donc pas une deuxième finale continentale à domicile. Pour Bihina, cette nuit reste celle d’une gardienne qui a porté sa sélection à bout de gants.
L’élimination du Nigeria, signal d’un rééquilibrage continental
La présence du Cameroun en finale ne s’explique pas seulement par ses performances lors des matchs à élimination directe. En quart de finale, les Lionnes Indomptables avaient déjà accompli l’essentiel en écartant le Nigeria. Cette élimination prend une dimension particulière quand on rappelle que le Nigeria a remporté dix des treize éditions de la CAN féminine depuis la création de la compétition en 1998. Sortir la nation dominante du continent en phase à élimination directe n’est pas un détail.
Face à lui, un Malawi qui dispute sa toute première phase finale de CAN féminine et qui, contre toute attente, se retrouve à une victoire du titre continental. Hors première édition, aucune sélection n’avait réussi ce parcours. Ces deux faits réunis dessinent une finale qui dépasse le cadre d’un simple match de clôture.
La finale se jouera dimanche à 21h00. Pour le Malawi, chaque minute de ce rendez-vous sera une première historique. Pour le Cameroun, ce sera l’occasion d’ajouter un titre à une campagne déjà marquée par la chute du Nigeria. Une double première, un seul trophée à la clé.




