
Claude Le Roy n’a pas mâché ses mots. Présent en conférence de presse ce mercredi 26 août, pour son retour à la tête de la sélection de la République du Congo, le technicien français a vivement critiqué Gianni Infantino et sa politique à la présidence de la FIFA.
L’ancien sélectionneur du Cameroun, du Sénégal, du Ghana et du Togo s’est notamment opposé aux réformes qui, selon lui, fragilisent le football africain. Claude Le Roy a évoqué la réduction de la fréquence de la Coupe d’Afrique des nations ainsi que la disparition annoncée du CHAN.
« On abîme l’Afrique et on continue de voter pour les gens qui abîment l’Afrique, qui ne pensent qu’au fric. Gianni Infantino ne parle jamais de football, il ne parle que de fric. »
Le technicien de 78 ans estime que certaines décisions prises ces dernières années vont directement à l’encontre du développement du football sur le continent.
« Ils ont supprimé le CHAN. C’était le seul laboratoire de recherche qu’il y avait sur ce continent, un laboratoire extraordinaire. Parce qu’il ne rapporte pas d’argent, on le supprime. Cela tue la recherche sur le continent africain, cela tue la construction de stades, de voies d’accès aux stades et l’amélioration des conditions de vie dans les pays. »
Claude Le Roy a également appelé les dirigeants des fédérations africaines à prendre leurs distances avec le président de la FIFA. Selon lui, le soutien dont bénéficie Gianni Infantino sur le continent ne serait plus aussi unanime.
« Je me battrai toujours contre ces gens-là, jusqu’à mon dernier souffle. Il m’a demandé d’aller à Zurich, j’ai dit que je n’avais pas de temps à perdre. »
#FIFA: Le coup du gueule de Claude le Roy contre Gianni Infantino. pic.twitter.com/yjNIT65Wzr
— ICIBRAZZA (@ICIBrazza) August 26, 2026
Beaucoup de critiques s’élèvent autour de la gouvernance de Gianni Infantino, candidat à sa succession à la tête de la FIFA. Si certains comme Samuel Eto’o défendent le dirigeant, Claude Le Roy, lui, a choisi son camp : celui d’un football africain qu’il estime aujourd’hui menacé par des décisions guidées, selon ses propres mots, par l’argent.




