CAN Féminine 2026 – Justin Madugu (Coach Nigéria) : « C’est un nouveau match et une autre compétition »

Après un revers tout aussi inattendu que saisissant face au Malawi (3-2) lors de leur entrée en lice, les Super Falcons du Nigeria se retrouvent au bord du gouffre. Pour conserver leurs chances de qualification en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 (WAFCON), les Nigérianes n’ont d’autre choix que de se reprendre immédiatement. La tâche s’annonce toutefois ardue face à une équipe de Zambie en pleine confiance, qui a littéralement balayé l’Égypte sur le score implacable de 6-0 lors de son premier match du Groupe C.

Bien que le Nigeria ait largement dominé la Zambie (5-0) lors de la précédente édition, le sélectionneur Justin Madugu refuse catégoriquement de se reposer sur les succès passés. Présent en conférence de presse à Rabat, il a tenu à recentrer les débats sur le présent : « L’année dernière, c’est du passé, c’est de l’histoire ancienne. C’est un nouveau match et une tout autre compétition. Nous n’utilisons pas les résultats passés pour évaluer notre adversaire. Nous analysons ce que la Zambie réalise aujourd’hui. » a-t-il déclaré.

Conscient de l’état d’esprit des deux équipes, Madugu a souligné que son groupe s’attend à un combat acharné sans pour autant aborder la rencontre en victime. « Nous savons très bien que leur victoire éclatante contre l’Égypte a boosté leur moral, tout comme nous payons le prix de notre récente défaite. Mais nous ne voulons pas entrer sur le terrain en ayant l’air battus d’avance. Notre objectif ultime reste la victoire et nous savons exactement ce qui est en jeu : c’est la victoire ou rien, et nous ne prendrons absolument rien pour acquis », a-t-il affirmé avec détermination.

L’enjeu de cette confrontation est monumental pour les deux nations et façonnera la suite du tournoi. Un succès permettrait à la Zambie de valider prématurément son billet pour les quarts de finale avant même d’affronter le Malawi. En revanche, pour le Nigeria, ogre historique du football féminin africain, une nouvelle défaite scellerait une élimination précoce dès la phase de groupes, ce qui constituerait un séisme sans précédent dans l’histoire de la compétition.

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