À l’issue de la seconde manche amicale disputée à Johannesburg, conclue sur un bilan cumulé de 1-3 en faveur des Cranes (défaite 0-2 puis nul 1-1), Sébastien Desabre s’était confié à la presse avec une vision très claire. Loin de s’attarder sur le simple aspect comptable, le sélectionneur de la République Démocratique du Congo a tenu à recadrer les objectifs réels de ce rassemblement, insistant sur le fait que la priorité absolue était d’ordre méthodologique et prospectif.
Conscient des rares fenêtres internationales disponibles dans le calendrier, le technicien français a rappelé l’importance capitale d’optimiser chaque créneau de préparation. « Non, on a fait match nul. Nous, on a une ligne de route, une feuille de travail. Quand on est sélectionneur, on a très peu de dates amicales. On a souvent des matchs officiels ou des rencontres de préparation pour une compétition comme la CAN ou la Coupe du monde», a-t-il précisé devant les médias.
Pour le patron du staff technique congolais, ces deux duels offraient une opportunité rare pour tester de nouveaux éléments au plus haut niveau. « Là, c’était vraiment une opportunité qui nous permettait de nous concentrer uniquement sur l’évaluation des joueurs, pas forcément sur les systèmes de jeu ou les animations. C’était vraiment l’occasion d’évaluer les joueurs. C’est la seule possibilité que nous avons », a expliqué le sélectionneur national pour justifier les nombreuses rotations effectuées.
Sébastien Desabre ne cache pas que ces rencontres d’expérimentation comportaient une part de risque, assumée dès le départ par le staff. « On a tiré beaucoup d’enseignements cette semaine, qu’ils soient positifs ou moins positifs. Mais on savait pourquoi on était là. Si on avait pensé uniquement au résultat contre l’Ouganda, on aurait joué avec l’équipe titulaire qui est restée à la maison », a-t-il affirmé sans détour.
Enfin, le patron des Léopards a tenu à protéger les éléments les moins expérimentés lancés dans le grand bain international au cours de cette semaine sud-africaine. « Il y avait donc un cadre de travail qui avait été défini et on savait très bien que, sur ces deux matchs contre l’Ouganda, cela pouvait être un peu difficile pour des nouveaux qui honoraient leur première sélection », a conclu Desabre, visiblement satisfait d’avoir emmagasiné des réponses précieuses pour la suite des échéances officielles.




