Alors que le football congolais aspire à retrouver les sommets du continent, l’emblématique sélectionneur Claude Le Roy est sorti du silence sur les ondes de RMC Sport pour révéler les coulisses majeures de son retour et du renouveau des Diables Rouges. Le technicien français a notamment mis en lumière le rôle déterminant joué par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, dans le redressement des conditions de travail autour de l’équipe nationale.
Revenant sur l’histoire récente de la sélection, le technicien chevronné a rappelé la traversée du désert subie par le Congo sur la scène africaine depuis sa dernière campagne réussie. « Le Congo ne s’est plus qualifié pour la CAN depuis longtemps. La dernière fois, c’était il y a onze ans, lorsque j’étais déjà à la tête de la sélection. Nous avions alors atteint les quarts de finale », a souligné le sélectionneur pour rappeler les exigences du haut niveau continental.
Détaillant les motifs de sa nouvelle aventure à la tête des Diables Rouges, Claude Le Roy a directement pointé l’intervention au plus haut sommet de l’État comme le déclencheur clé. « Si je suis revenu aujourd’hui, c’est notamment grâce au chef de l’État. Ce retour n’était pas prévu au départ. Il a souhaité que les joueurs soient placés dans de bonnes conditions pour travailler et défendre la sélection », a-t-il révélé.
Pendant de longues années, les internationaux congolais ont dû faire face à d’immenses difficultés structurelles et logistiques qui entravaient leurs performances sportives. « Les pauvres joueurs congolais ont vécu l’enfer pendant une bonne dizaine d’années, avec des conditions de déplacement et d’hébergement difficiles, les primes… Bref, rien n’avait été fait pour les mettre dans les meilleures conditions », a déploré l’ancien sélectionneur du Congo sans langue de bois sur RMC Sport.
Aujourd’hui, l’assainissement de l’environnement logistique et financier autour des Diables Rouges supprime toute forme de justification externe en cas de contre-performance. « Là, on peut dire que si on ne se qualifie pas, ça ne sera pas de la faute d’un tel ou d’un tel. Ça sera parce qu’on sera tombés sur des adversaires meilleurs que nous ou qu’on n’aura pas été assez bons », a prévenu Claude Le Roy, plaçant ainsi l’ensemble des acteurs face à leurs responsabilités.
Désormais libérés des entraves extra-sportives, les joueurs du Congo évoluent dans un cadre professionnel propice aux grands résultats. « Tout est fait pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Et c’est pour ça que ça recrée un nouvel état d’esprit assez chouette », a conclu le technicien, plein d’optimisme quant aux chances du Congo de décrocher son billet pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.



