Chapô : Six buts en deux matchs, pressing assassin, rotation millimétrée. Le Japon de Moriyasu n’est plus une surprise — il est une certitude. Les Samurai Blue ont décidé que 2026 serait l’année où le football asiatique parlerait à voix haute.
L’ADN tactique de l’équipe
L’héritage de Hajime Moriyasu est là, gravé dans le pressing collectif, la compacité défensive et la capacité à basculer en contre-attaque à une vitesse que peu d’équipes au monde peuvent produire. Le Japon ne joue pas à séduire — il joue à gagner. Chaque joueur connaît sa zone, ses déclenchements de pressing, ses options de transition. C’est un football d’ingénieurs appliqué à la rigueur tactique. Et derrière cette organisation, il y a de l’art : Mitoma sur le couloir, Kubo à la baguette, Kamada dans les espaces.
Coupe du Monde 2026 — Bilan chiffré et analyse
Quatre points, six buts en deux rencontres, bilan offensif parmi les plus prolifiques du tournoi à ce stade. Le Japon a confirmé ce que Qatar 2022 avait esquissé — cette équipe n’est pas là par accident. Elle est là par méthode. Le ratio buts/match (3,0) en dit long sur la capacité collective à concrétiser les occasions, là où d’autres nations bien plus cotées peinent à convertir.
Les profils clés
Kaoru Mitoma (Brighton) : L’ailier gauche le plus déroutant d’Asie. Sa lecture du un-contre-un et son centre de gravité bas en font un cauchemar pour les défenses latérales. Takumi Minamino : L’intelligence de mouvement, l’abattage, le joueur que les entraîneurs adverses redoutent sans toujours l’expliquer. Takefusa Kubo (Real Sociedad) : La créativité, la percussion, la prise de risque assumée. Daichi Kamada : Le milieu hybride qui trouve les espaces entre les lignes avec une régularité froide. Kenji Nakamura : La rigueur défensive au milieu, le métronome qui rend tout le reste possible.
Verdict — Jusqu’où ?
Le Japon peut atteindre les quarts de finale, voire les demi-finales dans un tableau favorable. Ce n’est plus une hypothèse fantaisiste — c’est une probabilité sérieuse. La limite sera physique et psychologique lors des matchs à élimination directe contre des nations au vécu de victoire plus ancré. Mais cette équipe a le cran. Elle l’a prouvé à Qatar 2022. Elle le prouve encore en 2026.
— Kodjo Lawson | AfricaTopSports




