Chapô : Vingt-quatre ans après le miracle de Séoul, la Corée du Sud porte sur ses épaules le poids d’une légende et les ambitions d’une génération de joueurs européens. Son Heung-min capitaine, Lee Kang-in meneur — les Taeguk Warriors jouent avec le feu, mais jouent quand même.
L’ADN tactique de l’équipe
La Corée du Sud a évolué. L’ère du bloc défensif héroïque de 2002 est révolue — cette sélection veut désormais imposer le jeu, non le subir. Avec Lee Kang-in au cœur du dispositif et Son comme point de fixation offensif, le sélectionneur dispose d’une équipe capable d’alterner entre une possession organisée et des transitions rapides sur les côtés. La discipline collective reste une constante : les Coréens ne s’improvisent pas, ils exécutent. Ce qui change, c’est le niveau de talent individuel dans les jambes.
Coupe du Monde 2026 — Bilan chiffré et analyse
Trois points après deux matchs : victoire 2-0 face à l’Afrique du Sud, défaite 1-2 face au Mexique. Un groupe A serré, où chaque point compte. La victoire contre l’Afrique du Sud fut maîtrisée ; la défaite contre le Mexique, plus douloureuse, révèle la fragilité défensive sur les phases arrêtées et les transitions adverses rapides. La qualification reste ouverte. L’équipe sait qu’elle ne peut plus se permettre le moindre relâchement.
Les profils clés
Son Heung-min (Tottenham, capitaine) : Le leader, l’emblème, le joueur qui transforme un match ordinaire en moment de football. À 34 ans, il vit peut-être sa dernière Coupe du Monde — et ça se ressent dans son engagement. Lee Kang-in (PSG) : Le créateur, le passeur, celui qui donne du rythme quand l’équipe en manque. Sa capacité à jouer dans les lignes est l’une des meilleures d’Asie. Hwang Hee-chan (Wolverhampton) : Le renard de la surface, le joueur qui se trouve au bon endroit au bon moment. Sous-coté, redoutable.
Verdict — Jusqu’où ?
La Corée du Sud peut se qualifier pour les huitièmes de finale. Au-delà, le scénario devient complexe. Cette équipe a de la qualité mais manque de profondeur sur certains postes et peut souffrir contre des blocs très organisés. Son peut tout changer sur une action — et c’est exactement ce qu’espère un pays entier qui n’a jamais oublié 2002.
— Kodjo Lawson | AfricaTopSports




