Le processus électoral pour la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) traverse une zone de turbulences. Kevin Issa Mutshioko, lui-même candidat à la magistrature suprême de l’instance pour la période 2026-2030, a officiellement saisi la Commission électorale par une lettre ouverte. Il y exprime une « profonde indignation » suite à la publication des listes provisoires, dénonçant un processus qui semblerait favoriser des candidats en situation d’irrégularité au mépris des textes en vigueur.
Au cœur de cette contestation se trouve la candidature de Monsieur Véron Mosengo. Kevin Issa pointe du doigt un défaut de résidence permanente en République Démocratique du Congo, condition sine qua non selon l’article 37 des statuts de la fédération. Il souligne que les fonctions de Secrétaire général de la CAF occupées par M. Mosengo jusqu’en mars 2026 impliquaient une résidence stable au Caire, en Égypte, rendant ainsi suspecte toute attestation de résidence sur le sol congolais produite pour son dossier.
L’offensive de Kevin Issa ne s’arrête pas là et soulève également un risque de conflit d’intérêts. Il rappelle que M. Mosengo a joué un rôle déterminant dans la mise en place du Comité de Normalisation (CONOR) de la FECOFA, l’organe même chargé d’organiser ces élections. Cette implication placerait le candidat dans une position de « juge et partie ». Par ailleurs, la situation de Monsieur Amadou Diaby, candidat à la deuxième vice-présidence, est aussi remise en question concernant sa nationalité au regard de la législation congolaise actuelle.
Face à ces griefs qu’il juge graves, Kevin Issa sollicite formellement l’invalidation de la candidature de Véron Mosengo afin de préserver la crédibilité et la transparence du scrutin. Dans le souci de faire respecter la loi n° 04/024 sur la nationalité et les statuts de la FECOFA, le candidat président avertit qu’il se réserve le droit de saisir la justice si ces irrégularités ne sont pas corrigées par la Commission électorale.




