Candidat déclaré à la présidence de la FIFA, le Dr Jean Crépin Soter Nyamsi monte au créneau pour contester la position du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, qui a évoqué un soutien unanime des fédérations africaines à Gianni Infantino, président sortant de l’instance.
Dans un communiqué publié le 4 mai 2026, le Camerounais exprime sa « profonde préoccupation » à la suite des déclarations faites par M. Motsepe le 29 avril dernier à Vancouver. Il y voit une prise de position prématurée qui ne reflète ni la réalité du terrain, ni la diversité des aspirations au sein du continent.
Le candidat déclaré insiste avant tout sur un principe fondamental, la souveraineté des fédérations.
« Chaque fédération nationale est une institution souveraine, libre de ses choix et de ses orientations stratégiques. Le vote pour la présidence de la FIFA est un acte démocratique, individuel et secret, qui appartient exclusivement aux présidents des 211 associations membres », rappelle-t-il avec fermeté.
Pour le Dr Jean Crépin Soter Nyamsi, l’idée d’un engagement collectif des 54 voix africaines pose un réel problème de méthode et de fond.
« Engager préventivement la totalité des voix du continent africain sans une concertation préalable et approfondie occulte la diversité des ambitions sportives de nos nations. Cela fragilise la position de l’Afrique sur l’échiquier mondial en la présentant comme un bloc monolithique sans débat interne », souligne-t-il.
Au-delà de la critique, le candidat met en avant une opportunité historique pour le continent. Dans un contexte où une candidature africaine est en lice, il estime que l’Afrique doit saisir cette chance pour peser autrement dans la gouvernance du football mondial.
« L’Afrique a aujourd’hui l’opportunité historique de porter l’un de ses fils à la tête du football mondial pour y insuffler une gouvernance plus équitable, inclusive et transparente », affirme-t-il.
Dans cette optique, le candidat africain à la présidence de la FIFA appelle à une prise de conscience collective et à un exercice assumé du leadership par les dirigeants africains.
« Plutôt que de s’aligner par défaut, notre continent doit faire le choix de l’audace et de l’excellence », lance-t-il, en invitant les présidents des fédérations à ne pas renoncer à leur liberté de décision.
« L’Afrique ne doit plus être une simple force d’appoint, mais un acteur majeur du changement », martèle le candidat, qui entend poursuivre sa campagne en allant « à la rencontre de toutes les fédérations pour bâtir ensemble l’avenir du football mondial ».




