La tension monte d’un cran autour de l’élection du nouveau comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Réunis au sein d’une coalition, les candidats dont les dossiers ont été rejetés sont montés au créneau ce vendredi pour exiger l’arrêt immédiat du processus électoral. Ces derniers dénoncent avec véhémence de graves irrégularités ainsi qu’un climat de favoritisme flagrant qui entacherait, selon eux, la crédibilité du futur scrutin.
Porte-parole de circonstance, l’ancien capitaine emblématique des Léopards, Jean-Claude Mukanya lui-même écarté de la course à la présidence, a porté la voix des contestataires à travers la lecture d’un communiqué officiel. Devant les médias, la coalition a lancé un appel pressant au président de la République ainsi qu’au ministre des Sports. Les requérants sollicitent une intervention étatique de toute urgence afin de stopper ce qu’ils qualifient unanimement de processus « vicié » et biaisé d’avance.
Pour légitimer leur démarche et désamorcer l’argument de l’urgence institutionnelle, les membres de la coalition ont tenu à relativiser la nécessité absolue de tenir ce scrutin dans la précipitation. Ils ont fermement rappelé que l’absence d’un comité exécutif permanent à la tête de la fédération n’avait en rien freiné la marche du football national. Pour preuve, ils ont mis en avant la récente et historique qualification de la RDC pour la Coupe du monde 2026, décrochée sous la supervision d’un comité de transition.
Alors que les instances sportives du pays se trouvent à la croisée des chemins, ce bras de fer s’intensifie. Reste désormais à savoir si le pouvoir public choisira d’intervenir au nom de la transparence, ou si la commission électorale passera outre ces accusations pour maintenir le calendrier prévu. Une chose est sûre, l’ombre de la contestation plane déjà sur la légitimité du futur dirigeant du football congolais.




