Ils avaient rêvé d’un grand soir. Face à l’Argentine championne du monde, les Fennecs ont pris une leçon (0-3). Mais le football africain, c’est aussi savoir relever la tête. Et contre la Jordanie, l’Algérie l’a fait.
Une nation de football, un peuple de passion
Il y a des équipes qui portent tout un continent sur leurs épaules. L’Algérie est l’une d’elles. Depuis ce soir magique de 2019 où Riyad Mahrez et ses coéquipiers ont ramené la CAN à Alger, les Fennecs sont devenus bien plus qu’une équipe de football : ils sont un symbole. Un symbole de ce football africain qui sait frapper fort quand on l’y attend le moins.
Le peuple algérien est l’un des plus passionnés au monde. Dans les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine — ou dans les banlieues de Paris, Lyon, Marseille — on ne regarde pas un match, on le vit. Et pour cette Coupe du Monde 2026, les attentes étaient à la mesure de cet amour : immenses, peut-être trop.
Coupe du Monde 2026 : la leçon argentine, le sursaut jordanien
Le Groupe J a été cruel pour les Fennecs. Tombés dans une poule difficile, ils ont d’abord affronté l’Argentine de Lionel Messi — les champions du monde en titre, rien de moins. La défaite 0-3 a été sèche, sans appel. Mais pas sans enseignements.
Puis est venue la Jordanie. Et là, les Fennecs ont montré ce qu’ils savent faire quand leur honneur est engagé : une victoire 2-1, propre, méritée. Trois points qui maintiennent l’espoir vivant. Le groupe est serré, chaque point compte, et l’Algérie a encore son destin en main.
Les joueurs à suivre : l’âme d’une génération
Riyad Mahrez, c’est l’âme de cette équipe. À chaque tournoi, on se demande si ses jambes tiendront, si son génie s’exprimera. Et à chaque fois, le gaucher magique trouve le moyen de créer quelque chose là où il n’y avait rien. Autour de lui, une génération de joueurs formés en Europe, passés par les grands clubs, mais qui n’ont jamais oublié d’où ils venaient.
Cette équipe d’Algérie, c’est aussi Sofiane Feghouli, c’est la puissance du milieu, c’est des gardiens solides et des défenseurs qui savent souffrir. Une équipe complète, équilibrée, qui a juste eu le malheur de croiser le génie argentin trop tôt.
Ce qu’ils apportent au football africain
L’Algérie est l’un des moteurs du football africain. Quand les Fennecs brillent, tout le continent se lève. Leur style de jeu technique, leurs stars qui évoluent dans les plus grands championnats européens, leur capacité à attirer des foules gigantesques — tout cela tire vers le haut le football de notre continent.
Et même dans la défaite face à l’Argentine, l’Algérie a montré que le football africain peut regarder les meilleurs du monde en face. La leçon est dure, mais elle forge. Les Fennecs ne sont pas finis — ils se construisent.
Cette Coupe du Monde n’est pas terminée pour l’Algérie. Et si les Fennecs passent, gare à leurs adversaires.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 24 juin 2026




