
L’ancien sélectionneur algérien Hugo Broos (74 ans), figure emblématique du football africain, a partagé une anecdote surprenante de sa longue carrière.
Lors de son passage en Algérie (au JS Kabylie et au NA Hussein Dey), il a dû faire face à un président de club qui s’est immiscé dans la composition de son équipe et l’a même menacé de représailles s’il n’obéissait pas.
Broos, loin de se laisser intimider, a réagi avec une répartie tout aussi remarquable.
« Vous en subirez les conséquences ! »
Après deux ans sans club, Broos finit par rejoindre l’Algérie. Son aventure là-bas ne fut certainement pas sans incidents. Il dut notamment gérer un joueur victime de jets de pierres. Malgré cela, l’entraîneur fut persuadé de rester par le président.
Peu de temps après, la situation a complètement dégénéré. La veille d’un match, le président a voulu savoir quels onze joueurs Broos comptait aligner au départ.
« La veille du match, il me demande ma composition d’équipe », raconte Broos au Het Nieuwsblad.
« Puis il lui donne la sienne. “Voilà comment tu vas jouer.” » Mais ce n’est pas tout. Le président signe le document et fait bien comprendre à Broos qu’il doit s’y tenir.
« Sinon, tu en subiras les conséquences. » Pour Broos, c’en était trop. « J’ai décidé de démissionner. »
Le lendemain, les deux hommes se rencontrèrent à nouveau dans le jardin de l’hôtel. Le président réitéra son avertissement. « Tu sais ce que je t’ai dit », lança-t-il à Broos. Sur ce, l’entraîneur sortit le document signé de sa poche, le déchira devant le président et s’éloigna.
Quelques instants plus tard, Broos réalisa, suite à un avertissement de ses assistants, qu’il avait ainsi détruit ses preuves. Il retourna au jardin, ramassa les morceaux de papier déchirés et recolla le document.
Ensuite, Broos fit exactement ce qui était interdit. Il envoya sa propre équipe sur le terrain et remporta le match. Après cela, c’était définitivement terminé.
« Après le match, que nous avons remporté avec mon équipe, j’ai remis ma démission et montré ce morceau de papier collé. »
D’après Broos, cet événement remarquable fait encore parler de lui en Algérie des années plus tard.




