La Coupe du Monde 2010, organisée en Afrique du Sud, est entrée dans l’histoire comme la première édition disputée sur le continent africain. Un tournoi mythique marqué par les vuvuzelas, le sacre espagnol et l’apothéose d’Andrés Iniesta.
Le contexte
Du 11 juin au 11 juillet 2010, l’Afrique du Sud accueille la 19e Coupe du Monde de la FIFA. Première sur le sol africain, cette édition est un symbole fort pour tout un continent. Dix stades, dont le mythique Soccer City de Johannesburg (94 000 places), accueillent 32 nations en lice.
Le tournoi est aussi marqué par le son omniprésent des vuvuzelas, ces trompettes africaines devenues le symbole sonore de la compétition, et par le ballon Jabulani, controversé pour sa trajectoire imprévisible.
Le parcours des favoris
Espagne — La Roja arrive en favorite après son sacre à l’Euro 2008. Portée par le tiki-taka de Xavi, Iniesta, Busquets et la défense de Puyol-Piqué, l’Espagne domine la compétition sans éclat mais avec une maîtrise technique inégalée. Elle remporte tous ses matchs 1-0 à partir des huitièmes.
Pays-Bas — Les Oranje de Sneijder, Robben et Van Persie atteignent leur troisième finale après 1974 et 1978. Wesley Sneijder termine meilleur buteur (5 buts) à égalité.
Brésil — Le Brésil de Dunga, solide mais moins flamboyant, s’arrête en quarts face aux Pays-Bas (1-2), après avoir mené au score.
France — L’équipe de Raymond Domenech vit une élimination catastrophique au premier tour, marquée par la grève de l’entraînement des joueurs à Knysna — un scandale national.
Le moment Iniesta
La finale oppose l’Espagne aux Pays-Bas à Johannesburg. Un match intense, tendu, marqué par 13 cartons jaunes (record) et une occasion manquée de Robben face à Casillas. À la 116e minute, Andrés Iniesta, servi par Cesc Fàbregas, crucifie Maarten Stekelenburg d’une frappe croisée. 1-0 pour l’Espagne.
Iniesta célobre en enlevant son maillot, dévoilant un maillot commémoratif pour son ami disparu Dani Jarque. Ce but reste l’un des plus célèbres de l’histoire du football espagnol.
Les chiffres clés
- Vainqueur : Espagne (1er titre)
- Finaliste : Pays-Bas
- Ballon d’Or : Diego Forlán (Uruguay)
- Soulier d’or : Thomas Müller (Allemagne) — 5 buts + 3 passes
- Meilleur gardien : Iker Casillas (Espagne)
- Meilleur jeune : Thomas Müller (Allemagne)
- Nombre de buts : 145 (2,27 par match)
- Affluence : 3,18 millions de spectateurs
- Pays participants : 32
L’héritage
La Coupe du Monde 2010 a marqué l’histoire du football mondial. L’Espagne est devenue la première nation européenne à remporter le titre hors de son continent. Le tiki-taka s’est imposé comme un modèle tactique dominant pour la décennie à venir. Mais surtout, cette édition a ouvert la voie aux compétitions FIFA en Afrique.
Pour l’Afrique du Sud, l’héritage est contrasté : des stades modernes mais une facture sociale lourde. Le « moment Knysna » reste la plus grande humiliation de l’histoire du football français.
Sources : FIFA, archives L’Équipe, statistiques officielles du tournoi




