Los Angeles, le stade à 5 milliards : SoFi Stadium, vitrine africaine du Mondial californien

Los Angeles, le stade à 5 milliards : SoFi Stadium, vitrine africaine du Mondial californien
Crédit : Daniel Slim / AFP via Getty Images

Inglewood, Californie, juin 2026. Le stade le plus cher jamais construit dans l’histoire du sport — 5,5 milliards de dollars — a ouvert ses bras à la Coupe du Monde. Le SoFi Stadium, rebaptisé « Los Angeles Stadium » pour cette édition FIFA, est l’une des scènes les plus prisées du tournoi. Huit matches. Et l’Afrique ? Elle y jouera sa qualification, peut-être même plus.

Le fait

Inauguré en 2020 après des années de travaux, le SoFi Stadium est la réponse californienne à la question : jusqu’où peut aller l’architecture sportive ? Toit translucide, bords ouverts sur l’air marin du Pacifique, double écran ovulaire de 70 000 pieds carrés suspendu au-dessus du terrain — c’est un vaisseau spatial posé en plein cœur d’Inglewood, à deux pas de l’aéroport LAX.

Données clés :

  • Nom officiel (FIFA 2026) : Los Angeles Stadium
  • Nom commercial : SoFi Stadium
  • Ville : Inglewood, Californie (zone métropolitaine de Los Angeles)
  • Capacité CDM : 70 492 places
  • Clubs résidents : Los Angeles Rams (NFL), Los Angeles Chargers (NFL)
  • Ouverture : 2020
  • Coût de construction : ~5,5 milliards de dollars (le plus cher de l’histoire)
  • Matches CDM attribués : 8 rencontres — 5 matches de poule, 2 seizièmes de finale, 1 quart de finale (Matches 4, 15, 26, 39, 59, 73, 84, 98)

Parmi les équipes africaines au Los Angeles Stadium : l’Afrique du Sud joue un match de l’élimination directe (Match 73, le 28 juin) contre le Canada. La Côte d’Ivoire, si elle avance depuis le Groupe E, pourrait passer par Los Angeles en 16es ou 8es. L’équipe USA a ouvert son Mondial ici contre le Paraguay (13 juin, victoire 4-1).

La lecture

Los Angeles, c’est la ville des rêves — et cette formule n’est pas un cliché vide. Dans cette métropole de 13 millions d’habitants, les communautés africaines sont parmi les plus actives et les plus visibles des États-Unis. Les Éthiopiens d’East LA, les Nigérians de Crenshaw, les Ghanéens et les Ivoiriens de Mid-City : Los Angeles est peut-être la ville américaine où les supporters africains du Mondial ont le plus de poids démographique.

Quand l’Afrique du Sud entre au SoFi Stadium le 28 juin pour défier le Canada en 16es de finale, c’est une nation entière qui vibrera depuis Johannesburg, Cape Town, Durban. Bafana Bafana — « les garçons, les garçons » en zoulou — ont attendu ce Mondial depuis leur disqualification de 2022. Une génération de joueurs formés entre la Premier Soccer League et les championnats européens. Une qualification acquise de haute lutte. Et maintenant : Los Angeles.

Le contexte est chargé de références. En 1994, le Mondial américain s’était joué au Rose Bowl de Pasadena, à quelques kilomètres du SoFi Stadium. Le Brésil de Romário avait battu l’Italie en finale dans ce même stade. La Seleção avait foulé une pelouse californienne pour conquérir le monde. En 2026, c’est dans un autre stade, d’une autre époque, que l’Afrique rêve de refaire l’histoire.

La perspective

La Côte d’Ivoire (Groupe E) est l’une des sélections africaines les plus attendues de ce tournoi. Avec Sebastian Haller, Simon Adingra, Seko Fofana et Nicolas Pépé — dont le but contre Curaçao a déjà marqué les esprits (25 juin, match à Philadelphie) — les Éléphants jouent pour dépasser les 8es de finale, plafond qui leur a souvent échappé.

Si la Côte d’Ivoire avance en 16es de finale, Los Angeles sera l’une des villes où elle jouera. Dans un SoFi Stadium qui accueille jusqu’à 70 492 personnes, la communauté ivoirienne de Californie — significative — sera dans les tribunes. Pour le foot africain, il y a quelque chose d’important dans le fait d’être visible dans la ville la plus télévisée du monde.

Los Angeles 2026, c’est aussi la préparation à 2028 : le stade sera l’un des sites des Jeux Olympiques de Los Angeles. Ce que l’Afrique construit comme image ici, en 2026, sera la base de la perception africaine aux JO. Les deux événements se parlent.

Sous le toit translucide du SoFi Stadium, dans la ville des stars et des rêves qui deviennent réalité, quelle sélection africaine écrira son propre scénario hollywoodien ?

Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 26 juin 2026

Sources :

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