
Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 ont livré plusieurs résultats qui interrogent la hiérarchie traditionnelle du football africain. La Guinée-Bissau et la Gambie ont notamment frappé fort en battant respectivement le Nigeria et le Ghana, tandis que le Rwanda a confirmé son bon début de campagne au Cap-Vert. Ces performances ne semblent plus relever du simple accident.
La Guinée-Bissau a signé l’un des résultats les plus marquants de cette fenêtre internationale en dominant le Nigeria 3-0. Après une première victoire 2-0 en Tanzanie, les Djurtus comptent désormais six points et prennent une sérieuse option dans leur groupe. Face aux Super Eagles, ils ont surtout démontré leur capacité à résister à une sélection disposant pourtant de nombreux joueurs évoluant au plus haut niveau européen.
La Gambie a également envoyé un signal fort. Menés 2-0 par le Ghana après 33 minutes, les Scorpions ont complètement renversé la rencontre pour finalement s’imposer 4-2 à Accra. Le Rwanda, de son côté, a remporté ses deux premières rencontres, dont un succès 2-1 au Cap-Vert, après avoir commencé par une victoire 3-1 contre le Liberia.
Même si elle a perdu 2-0, la Somalie a résisté à la Côte d’Ivoire chez elle jusqu’aux derniers instants du match avant finalement de céder coup sur coup.
Désormais, l’écart entre les sélections les plus réputées et celles considérées comme outsiders peut être moins important qu’il ne l’était auparavant. L’expérience acquise dans les compétitions internationales, la présence croissante de joueurs évoluant à l’étranger et l’amélioration de l’organisation tactique permettent à certaines nations de mieux rivaliser avec les traditionnelles puissances du continent.
La qualification pour la CAN ne se joue donc plus uniquement sur le prestige, le nombre de joueurs évoluant dans les grands championnats ou l’histoire d’une sélection. Les deux premières journées rappellent surtout qu’en Afrique, chaque déplacement peut désormais devenir un véritable test pour les favoris. La suite des éliminatoires permettra de déterminer si ces résultats constituent des exploits isolés ou le signe d’une redistribution progressive des forces.




