L’équipe nationale de football de la République démocratique du Congo a déplacé son camp d’entraînement pré-Coupe du monde de Kinshasa vers la Belgique suite à la récente épidémie d’Ebola dans le pays.
Les responsables ont confirmé que le camp, initialement prévu pour trois jours dans la capitale congolaise, se tiendra désormais en Europe.
Bien que l’attaché de presse de l’équipe n’ait pas directement indiqué que la crise sanitaire ait influencé la décision, ce déménagement intervient quelques jours après l’annonce par les autorités d’une nouvelle épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC.
Cette dernière épidémie, la 17e enregistrée dans le pays, aurait causé 139 décès sur près de 600 cas suspects de cette maladie hémorragique mortelle.
Le responsable de l’équipe a également révélé qu’aucun joueur évoluant dans le pays n’avait été inclus dans la sélection nationale pour les préparatifs du tournoi.
La RDC se prépare pour seulement sa deuxième participation à la Coupe du monde de la FIFA, après avoir déjà figuré lors de l’édition 1974 sous le nom de Zaïre.
L’équipe congolaise entamera sa campagne dans le tournoi organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada contre le Portugal à Houston le 17 juin.
Elle doit également affronter la Colombie à Guadalajara le 24 juin avant de conclure ses matchs de poule contre l’Ouzbékistan à Atlanta le 28 juin.
Malgré les inquiétudes concernant les restrictions de voyage liées à l’épidémie, un responsable américain a déclaré mardi que l’équipe congolaise serait tout de même autorisée à entrer dans le pays pour la compétition.
Les réglementations sanitaires actuelles aux États-Unis restreignent l’entrée aux non-Américains ayant récemment visité la RDC, l’Ouganda ou le Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours en raison de la situation Ebola.
Cependant, les responsables ont noté que l’équipe nationale s’entraînait déjà en Europe, ce qui pourrait les exempter des restrictions.
Le responsable a ajouté que même si les joueurs avaient récemment été en RDC, ils feraient probablement l’objet de procédures de contrôle sanitaire renforcées plutôt que d’une interdiction totale de voyage.




