Le coup d’envoi de cette finale historique a immédiatement plongé l’Espagne et l’Argentine dans une immense bataille tactique au stade MetLife Stadium, zéro but partout (0-0) est le score à la pause. Dès les premières minutes, l’engagement physique s’est fait sentir dans l’entrejeu, marqué par des interventions viriles et des fautes d’anti-jeu de part et d’autre, notamment sur Lamine Yamal et Álex Baena. Face à la rigueur défensive des deux blocs, configurés en 4-4-2 à plat en phase de repli, l’arbitre slovène Slavko Vinčić a dû intervenir à plusieurs reprises pour calmer les esprits sans pour autant distribuer de cartons.
Sur le plan de l’animation, l’Espagne a rapidement pris le contrôle du ballon. Les hommes de Luis de la Fuente ont dicté le tempo en affichant une nette supériorité technique, s’accaparant 65% de possession de balle. Malgré de longues séquences de conservation et des tentatives de verticalité initiées par Laporte vers Cucurella, la Roja a parfois manqué de mobilité pour déstabiliser un bloc sud-américain parfaitement en place.
En face, l’Argentine a proposé un plan de jeu résolument défensif et compact. Positionnés assez bas sur le terrain, les partenaires d’Enzo Fernández ont accepté de souffrir en ne conservant que 35% de possession. Si cette stratégie a complètement étouffé les espaces et compliqué la tâche de l’attaquant espagnol Mikel Oyarzabal, elle a grandement pénalisé l’animation offensive de l’Albiceleste, incapable de ressortir proprement les ballons pour alerter le duo Messi – Álvarez.
Cette physionomie s’est directement ressentie sur le plan des statistiques offensives. Plus entreprenante, l’Espagne a réussi à tenter sa chance à deux reprises, signant 3 tirs, dont deux cadrés. Le premier frisson est venu de Lamine Yamal qui, bien lancé dans la surface, a vu sa frappe en angle fermé déviée par Lisandro Martínez avant d’être captée par Emiliano Martínez. Juste avant la pause, à la 39e minute, Mikel Oyarzabal a décoché la seconde frappe cadrée du match, également maîtrisée par le portier argentin.
À l’inverse, l’Argentine a bouclé ces 45 premières minutes avec un bilan offensif vierge, n’enregistrant aucun tir. Les rares incursions, notamment un déboulé de Nicolás González, ont manqué de précision pour inquiéter l’arrière-garde ibérique. Otamendi a pris la place de Lisandro, sorti sur blessure juste avant la pausLes deux équipes se quittent logiquement sur ce score de 0-0 à la pause, laissant présager une seconde période explosive où le moindre faux pas se paiera cash.



