Coupe du monde 2026 : la Suisse et la Colombie à égalité à la pause

Le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la Suisse et la Colombie, disputé au stade BC Place de Vancouver, a tenu toutes ses promesses d’intensité tactique.

Les deux sélections, arrivées invaincues à ce stade de la compétition, se disputaient le tout dernier billet pour les quarts de finale afin d’y retrouver l’Argentine de Lionel Messi. Pour la Nati suisse, l’enjeu était de taille : briser enfin son plafond de verre historique des huitièmes de finale qui la bloquait depuis des décennies.

Dès l’entame du match, les Cafeteros colombiens ont imposé un gros défi physique et un pressing haut très agressif. Portée par un public massivement acquis à sa cause, la Colombie s’est montrée dangereuse en exploitant la vivacité de son ailier star Luis Díaz et l’expérience de James Rodríguez. C’est d’ailleurs le milieu de terrain Gustavo Puerta qui a déclenché les premières vagues d’émotions avec une superbe frappe enroulée à la 20e minute de jeu. Celle-ci a forcé le portier suisse Gregor Kobel à se détendre brillamment sur sa droite pour préserver le score.

Privée de sa pépite offensive Johan Manzambi, forfait de dernière minute, la sélection helvétique a d’abord couru après le ballon. Cependant, les hommes de Murat Yakin ont parfaitement fait le dos rond grâce à la charnière centrale dirigée par Manuel Akanji. Après la pause fraîcheur du milieu de la première période, la tendance s’est inversée sous l’impulsion du capitaine Granit Xhaka. Reprenant le contrôle du tempo, les Suisses se sont procurés leur plus belle opportunité juste avant la mi-temps : profitant d’une hésitation de la défense adverse, Fabian Rieder a armé un tir puissant capté en deux temps par le gardien Camilo Vargas.

Au moment où l’arbitre a sifflé la pause sur ce score nul et vierge de 0-0, le suspense restait entier entre ces deux blocs extrêmement disciplinés. L’organisation tactique et la solidité défensive de la Colombie, qui n’avait encaissé qu’un but depuis le début du tournoi, ont répondu à la maturité collective des Suisses.

La seconde période s’annonçait comme une affaire de détails ou de fraîcheur physique, chaque équipe devant hausser son niveau de jeu et sa créativité pour arracher la qualification sans passer par l’épreuve étouffante des prolongations.

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