Coupe du monde 2026 : La FIFA envisage de revoir le prix des billets

La FIFA est prête à revoir sa politique de prix des billets à l’avenir, selon son secrétaire général, Mattias Grafström. Si ces prix élevés suscitent de nombreuses critiques à travers le monde, ce système pourrait ne changer qu’après la Coupe du Monde.

Lors du congrès de la FIFA à Vancouver, Grafström a indiqué que la Fédération mondiale de football prenait ces signaux au sérieux. « Nous sommes à l’écoute des supporters, nous prenons en compte les critiques et, comme pour chaque Coupe du monde, nous analyserons la situation et déciderons de la marche à suivre », a-t-il déclaré.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait déjà expliqué le prix élevé des billets : « Il faut comprendre que la Coupe du Monde est le seul tournoi générateur de revenus pour la FIFA. Nous encaissons cet argent en un mois et nous le réinvestissons jusqu’à la Coupe du Monde suivante (quatre ans plus tard). Bien sûr, nous gagnons des milliards, mais la FIFA est une organisation à but non lucratif. Nous réinvestissons nos revenus pour améliorer le football dans le monde entier », a-t-il déclaré il y a deux semaines lors d’un événement organisé par Semafor World Economy.

Plaintes et actions en justice

Cette approche n’est toutefois pas sans conséquences. Des organisations de supporters, comme la Fédération européenne des supporters, et des représentants de consommateurs ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne.

Ils accusent la FIFA d’abus de position dominante et rappellent ses promesses antérieures de garantir l’accessibilité du tournoi. Malgré la polémique, la FIFA anticipe des ventes importantes.

Le précédent record de 3,5 millions de billets, établi lors de la Coupe du Monde 1994, semble à portée de main, voire dépassé. Cette performance s’explique notamment par l’expansion du tournoi : avec 48 pays participants et plus d’une centaine de matchs, il s’agira de l’édition la plus importante jamais organisée.

Les recettes pourraient dépasser les 12 milliards d’euros

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