CAN Féminine 2026 : ce qu’il faut savoir de cette finale historique !

Une affiche totalement inédite et historique s’apprête à faire vibrer l’Afrique ce dimanche 16 août. Au stade Moulay-El-Hassan de Rabat, le Cameroun et le Malawi s’affrontent en finale de la TotalEnergies CAF CAN Féminine 2026 à partir de 20h00 GMT (21h00 heure locale). Pour la toute première fois depuis l’édition 2022, la grande finale oppose deux nations qui n’ont encore jamais soulevé le précieux trophée continental. L’enjeu est donc colossal car le vainqueur de ce choc deviendra la quatrième nation différente à inscrire son nom au palmarès historique de la compétition, rejoignant ainsi le Nigeria (10 titres), la Guinée équatoriale (2 titres) et l’Afrique du Sud (1 titre).

Pour le Malawi, cette rencontre constitue déjà un accomplissement retentissant, devenant seulement la septième nation de l’histoire à se hisser jusqu’à la dernière étape du tournoi. Côté camerounais, la motivation est tout aussi immense. En cas de succès face aux Scorchers, les Lionnes Indomptables permettraient à leur pays de devenir la troisième nation africaine à réaliser le doublé en remportant à la fois la CAN masculine et la CAN féminine, un privilège jusqu’ici réservé au Nigeria et à l’Afrique du Sud. Dans les annales du football féminin africain, il ne s’agit d’ailleurs que de la troisième finale sans aucune ancienne championne sur la pelouse, après les éditions de 1998 et de 2022.

L’histoire des finales de la CAN Féminine enseigne que le spectacle se traduit souvent par des écarts marqués. Le record de buts dans une finale remonte à 2010 lors du succès du Nigeria contre la Guinée équatoriale (4-2), tandis que la plus large victoire reste le démonstratif 5-0 infligé par les Nigérianes au Cameroun en 2004, suivi par le 4-0 de la Guinée équatoriale face à l’Afrique du Sud en 2012. Sur les treize finales disputées jusqu’à présent, sept se sont terminées avec au moins deux buts d’écart. À l’inverse, la tension a parfois été maximale, comme en 2018 où une seule finale s’est achevée sur un score nul et vierge avant de se décider aux tirs au but.

Le réalisme défensif jouera sans aucun doute un rôle crucial ce soir au Maroc. Les statistiques révèlent en effet que neuf des treize précédentes finales ont été remportées sans que l’équipe championne n’encaisse le moindre but. De plus, voir les deux équipes marquer au cours d’un même rendez-vous décisif demeure un phénomène rare, ne s’étant produit qu’à quatre reprises dans l’histoire de la compétition. Par ailleurs, ouvrir le score offre presque systématiquement une option sur le sacre : la finale 2024 reste l’unique exception où une équipe ayant mené au tableau d’affichage (le Maroc menant 2-0) a finalement concédé la défaite face au Nigeria (3-2).

Sur le plan des performances individuelles, cette finale ravive également le souvenir des plus grands exploits du continent. À ce jour, la Nigériane Perpetua Nkwocha reste la seule joueuse à avoir inscrit un triplé et même un quadruplé  lors d’une finale de CAN Féminine, exploit réalisé face au Cameroun en 2004. Entre la quête de rachat des Lionnes Indomptables et la dynamique irrésistible des Malawites, ce choc de Rabat promet d’écrire une nouvelle page mémorable du football africain, au terme de laquelle une capitaine lèvera vers le ciel un trophée totalement inédit.

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