Coupe du monde 2026 : La commission de discipline clarifie et réaffirme son indépendance

La commission de discipline clarifie la suspension la sanction de Folarin Balogun
Le carton rouge infligé à Folarin Balogun face à la Bosnie-Herzégovine (photo DR)

Folarin Balogun continue d’alimenter la polémique. L’attaquant américain fait la une après la décision de la FIFA de suspendre le carton rouge du joueur après le match de seizièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine.

Dans un communiqué publié il y a quelques minutes, la commission de discipline a clarifié sa décision dans cette affaire. L’instance disciplinaire reconnaît la violation de deux prescriptions. Les articles 14 et 66 ont été convoqués pour justifier cette opinion.

« Le 1er juillet 2026, Folarin Balogun a été expulsé. Après la rencontre, il est entré sur le terrain afin de célébrer la victoire avec ses coéquipiers malgré son expulsion. Le 2 juillet 2026, la FIFA a ouvert une procédure disciplinaire à l’encontre de Folarin Balogun pour d’éventuelles violations de l’article 66 du Code disciplinaire de la FIFA et de l’article 14 du Code disciplinaire », écrit la commission de discipline.

Cette procédure a conduit à des sanctions prononcées contre le joueur et la fédération américaine de football. Balogun devrait écoper d’une « une suspension d’un match (dont l’exécution est suspendue à titre probatoire pendant un an) ainsi qu’une amende de 40 000 USD ». Comme le reconnaît la commission de la FIFA, le concerné devrait manquer le huitième de finale contre la Belgique. Mais elle s’est rétropédalée et a suspendu la sanction. Une démarche totalement légale, selon la commission. Elle invoque son « pouvoir discrétionnaire ».

« La Commission de discipline de la FIFA a ensuite fait application de l’article 27 du Code disciplinaire de la FIFA, qui lui confère le pouvoir discrétionnaire de suspendre l’exécution de toute mesure disciplinaire, et a décidé de suspendre l’exécution de la suspension d’un match pendant une période probatoire d’un an. En conséquence, Folarin Balogun n’est pas tenu de purger immédiatement cette suspension. La sanction demeure suspendue pendant cette période probatoire et ne sera exécutée que s’il commet, au cours de cette période d’un an, une nouvelle infraction de nature et de gravité similaire. Dans ce cas, la suspension d’un match ainsi suspendue s’ajouterait à toute nouvelle sanction prononcée pour cette nouvelle infraction. Aucune disposition du Code disciplinaire de la FIFA ni du Règlement de la Coupe du Monde n’interdit à la Commission de discipline de la FIFA d’exercer le pouvoir discrétionnaire que lui confère l’article 27 du Code disciplinaire de la FIFA », clarifie l’instance disciplinaire. Et elle revendique son indépendance. Une réponse à l’UEFA qui a parlé d’une « ligne rouge » franchie.

« Le réexamen des conséquences juridiques des cartons rouges dans le football n’a rien de nouveau. À titre d’exemple, dans la majorité des championnats de première division des associations membres affiliées à l’UEFA, l’annulation d’un carton rouge constitue une mesure disciplinaire courante, sans que cela n’ait jamais suscité de préoccupations quant au franchissement d’une quelconque « ligne rouge ». Premièrement, la Commission de discipline de la FIFA, à l’instar de toute autre instance judiciaire de la FIFA, est indépendante, conformément aux Statuts de la FIFA et au Code disciplinaire de la FIFA. Son président, ses vice-présidents et ses autres membres satisfont aux critères d’indépendance définis dans le Règlement de gouvernance de la FIFA, afin de garantir leur impartialité ». Puis de préciser que « la Commission de discipline de la FIFA n’a pas annulé l’expulsion de M. Balogun décidée sur le terrain par l’arbitre. Au contraire, elle a confirmé la suspension d’un match découlant du carton rouge qui lui a été adressé le 1er juillet 2026. La Commission de discipline de la FIFA s’est uniquement prononcée sur les sanctions disciplinaires supplémentaires à imposer à la suite de ce carton rouge. »

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