Alors que l’UEFA et plusieurs voix influentes du football mondial continuent de dénoncer une décision jugée dangereuse pour l’équité sportive, la Confédération africaine de football reste muette. Une absence de réaction qui alimente les soupçons et pose la credibilité de la CAF.
Le football mondial traverse une nouvelle zone de turbulences. C’est que la FIFA a décidé d’annuler la suspension automatique d’un match infligée au buteur américain Folarin Balogun lors du match contre la Bosnie. C’est le président américain Donald Trump qui a fait naitre la polémique. Donald Trump a revendiqué avoir demandé un réexamen de la sanction infligée à Balogun auprès de Gianni Infantino. Une intervention assumée qui a nourri les débats sur l’influence exercée autour des décisions disciplinaires de la FIFA.
Plusieurs observateurs considèrent cette mesure exceptionnelle comme une entorse au principe d’égalité devant les règlements. L’UEFA a dénoncé une décision qui « menace l’intégrité du jeu » et crée un précédent inquiétant dans une compétition internationale. Pour l’instance européenne, les règles ne peuvent être modulées selon les circonstances ou les pressions extérieures, au risque de fragiliser la confiance des acteurs du football.
Sauf que dans ce concert de critiques, une grande absente se fait remarquer : la CAF. L’instance africaine, pourtant directement concernée par les enjeux de gouvernance du football mondial, garde un silence total. Pas de communiqué, pas de prise de position, pas même une réserve officielle sur une affaire qui interroge la cohérence de l’arbitrage international.
Sur le terrain, la controverse n’a finalement pas changé le scénario sportif. Malgré l’alignement de Balogun, les États-Unis se sont inclinés lourdement 4-1 face à la Belgique. Mais au-delà du résultat, le débat reste ouvert : si les règles peuvent être réécrites en cours de route, qui garantit encore leur impartialité ?



