De nouvelles règles entrent en application au taekwondo. A quelques mois de l’ouverture des jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la fédération internationale de taekwondo modifie ses lois.
En tout, six éléments ont été modifiés. Selon l’instance mondiale, ces réformes visent à pousser les athlètes à l’engagement jusqu’au bout. La passivité sera désormais astreinte d’une double sanction. L’athlète qui refuse le combat pendant dix secondes se verre infliger une pénalité de deux points. Ces points seront attribués à l’adversaire. Il en est de même pour un athlète qui se laisse tomber volontairement ou quitte le tapis. Auparavant, cette pénalité ne valait qu’un seul point.
« Soit ils sortent du tapis, soit ils s’accrochent et se laissent tomber. Alors, pour éviter que tout ceci prenne forme véritablement, on a établi de nouvelles règles. C’est-à-dire sortir dans les dix dernières minutes, donner droit à un gamme-jean, à une pénalité qui octroie directement deux points à l’adversaire. Dans le passé, c’était un point de pénalité, mais aujourd’hui, c’est deux points. Tomber, ça s’appelle les fautes passives, c’est-à-dire la passivité », explique Jean-Claude Diby, arbitre international ivoirien.
Une autre modification concerne la règle de sortie de zone. Désormais, il suffit qu’une partie du pied sorte de la zone de combat pour que la sanction soit appliquée. La fédération internationale de taekwondo revoit aussi les règles relatives au point de gap. La réforme fait passe cette notation de 12 à 15 points. Un athlète qui réussit aussi prochainement un coup de pied retourné à la tête obtient six points.
« Ton comportement est de nature à ralentir le jeu, à éviter le combat. Donc tous les comportements qui visent à ralentir le jeu, à éviter le combat, sont passibles d’une pénalité de deux points. C’est ce qu’on appelle la double pénalité. Et il fallait définir aussi la ligne de sortie. Par le passé, quand tu as une partie du pied qui est à l’intérieur et une autre partie à l’extérieur, tu n’es pas sanctionné. Mais aujourd’hui, quelle que soit la partie du pied qui est dehors, tu es sanctionné. Et c’est pour éviter les interprétations ambiguës du franchissement de la ligne limite ».
L’utilisation de l’assistance vidéo a aussi été modifiée. Désormais, les entraîneurs peuvent solliciter le recours à la vidéo dans les dix dernières secondes. Mais si la réclamation est infondée, il est sanctionné d’une pénalité d’un point. Enfin, les athlètes doivent revenir au centre du tapis, se saluer avant l’annonce officielle du vainqueur du combat.




