Parfois le football est impitoyable. La Tunisie l’a appris à ses dépens dans ce Groupe F : cinq buts encaissés contre la Suède, six contre les Pays-Bas. Des chiffres qui font mal. Mais derrière ces scores, il y a une équipe, des hommes, une histoire qui mérite d’être racontée.
Les Aigles de Carthage, fiers porteurs d’un héritage millénaire
La Tunisie, c’est Carthage. C’est une civilisation qui a défié Rome pendant des siècles. C’est un peuple méditerranéen et africain à la fois, dont la complexité est une richesse. Les Aigles de Carthage portent ce nom avec fierté, et le football tunisien a connu de grandes heures.
On se souvient de 1978, première victoire africaine en Coupe du Monde. On se souvient des qualifications successives, de la régularité d’une nation qui, dans un continent de 54 pays, se hisse toujours parmi l’élite. Ce palmarès ne s’efface pas sur un score de tableau d’affichage.
Coupe du Monde 2026 : un tournoi cauchemardesque
Il faut avoir le courage de le dire et de l’analyser sans se voiler la face : ce Groupe F a été une épreuve terrible pour la Tunisie. Une défaite 1-5 contre la Suède, puis une défaite 2-6 contre les Pays-Bas — un record de buts encaissés pour les Aigles de Carthage en Coupe du Monde.
Qu’est-ce qui s’est passé ? Les questions sont nombreuses. Est-ce la préparation ? Le tirage au sort ? Des blessures mal gérées ? Un écart technique avec les meilleures équipes européennes qui s’est creusé ? Le football sait être cruel, et cette fois, il l’a été. La Tunisie est éliminée, sans point, la tête basse.
Les joueurs à suivre : une génération à reconstruire
Dans la tempête, certains joueurs ont montré du caractère. C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais leaders. La sélection tunisienne compte des joueurs qui évoluent dans de bons championnats européens, des profils techniques, des combattants.
Cette génération devra analyser, apprendre, et revenir. Le football africain a besoin d’une Tunisie forte. Et les Aigles de Carthage ont la culture, le vivier, et l’ambition pour rebondir. Ce n’est pas une défaite qui efface des décennies de football de haut niveau.
Ce qu’ils apportent au football africain
La Tunisie est une école de football. Ses académies forment des joueurs techniques, disciplinés, intelligents. Même dans les mauvais jours, le football tunisien contribue à hausser le niveau de l’Afrique du Nord et du continent entier.
Les grandes équipes connaissent les creux. La France a raté la Coupe du Monde 1994. L’Italie n’était pas là en 2018. Le football a cette cruauté et cette générosité : il donne autant qu’il reprend.
Carthage se relèvera. Les Aigles ont des ailes — et les ailes, ça sert à voler haut.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 24 juin 2026




