L’heure n’est plus à la conciliation au sommet de l’AS Vita Club. Face à la presse ce samedi, le président de la coordination, Flory Mapamboli, est sorti du silence pour recadrer fermement le débat autour de la crise institutionnelle et des divisions qui secouent la famille des Vert et Noir. Balayant d’un revers de main toutes les rumeurs d’abdication, le patron du club kinois a tenu à clarifier d’entrée son statut et ses intentions : « Naye pona démissionner te ! (Je ne suis pas venu pour démissionner) ». Une prise de parole musclée visant à réaffirmer son autorité en plein cœur de la tourmente.
Déterminé à défendre la légalité de son mandat face aux contestations internes, le président de Vita Club a directement ciblé les ambitions de ses détracteurs, ciblant ouvertement ses rivaux pour le contrôle de la direction. « Si Makambo veut prendre la présidence, qu’il commence par respecter les textes », a-t-il martelé de manière catégorique. Bien décidé à ne pas céder sous la pression du bras de fer, il a rappelé la seule voie légitime à ses yeux pour toute alternance : « Tant qu’il n’y aura pas élection, on continuera à diriger le club ».
Outre la bataille des mots, Flory Mapamboli passe désormais à l’offensive sur le terrain juridique pour mettre fin à ce qu’il considère comme une usurpatrice d’identité institutionnelle. Le dirigeant a annoncé une série de mesures radicales qui prendront effet dès le début de la semaine prochaine afin de protéger les intérêts de la marque et des structures administratives des Vert et Noir : « À partir de ce lundi, nous lançons des poursuites judiciaires contre toute personne qui utilise le nom de Vita Club ou qui signe des documents au nom de Vita Club ».
Cette mise en garde judiciaire marque un tournant décisif dans la crise de gouvernance que traverse l’un des plus grands clubs de la capitale. En verrouillant l’appareil décisionnel et en menaçant les frondeurs de poursuites administratives et pénales, la direction actuelle entend assainir l’environnement du club et stopper la cacophonie. Reste à savoir quelle sera la réplique du camp adverse face à cette fermeté affichée au sommet du commandement.




