Ils ont perdu contre l’Allemagne. Ils ont souffert. Mais les Éléphants, ça ne tombe pas facilement — et quand ça se relève, ça charge fort.
L’identité d’une puissance ouest-africaine
La Côte d’Ivoire, c’est une histoire de football en or massif. Des joueurs formés à l’école ivoirienne, celle des Drogba, des Toure, des Zokora — une génération dorée qui a inspiré toute une jeunesse. Aujourd’hui, une nouvelle vague porte les couleurs orange, blanc et vert avec la même ambition : laisser une trace.
Champions d’Afrique en 2023, les Éléphants sont arrivés à ce Mondial avec la légitimité des rois en exercice. Et même si la compétition internationale est d’un autre calibre, ils ont montré qu’ils ne viennent pas pour faire de la figuration.
Coupe du Monde 2026 : 3 points et de l’espoir
Groupe E. Face à l’Allemagne, la Côte d’Ivoire a livré une bataille digne. Défaite 1-2, mais avec la tête haute. Un but marqué contre l’une des meilleures sélections mondiales — ce n’est pas rien. Avec 3 points au compteur, les Éléphants restent dans la course et nourrissent encore des ambitions pour la suite.
Ce groupe est serré, difficile. Mais les Ivoiriens ont cette capacité à trouver des ressources dans les moments de pression. La qualification se joue. Et les Éléphants n’ont pas dit leur dernier mot.
Les joueurs à suivre : l’âme de l’équipe
Evan Ndicka en défense, solide et moderne. Sébastien Haller, le revenant miraculeux qui a surmonté une tumeur au cerveau pour revenir jouer au plus haut niveau — son histoire à elle seule mérite un livre entier. Et puis Jonathan Kodjia, Simon, Gradel, des noms qui font vibrer les stades.
Et Wahi, la nouvelle pépite, qui porte en lui toute l’impatience d’une génération qui veut prendre le relais des légendes.
Ce qu’ils apportent au football africain
La Côte d’Ivoire représente la preuve vivante que le football africain ne cesse de se renouveler. Après une génération exceptionnelle, voilà une autre qui se lève, différente mais tout aussi déterminée. Ils montrent que le talent est une ressource inépuisable sur ce continent.
En affrontant l’Allemagne sans complexe, en marquant, en résistant, ils envoient un message clair à la planète football : l’Afrique de l’Ouest est là. Elle ne vient pas en touriste.
Les Éléphants marchent encore. Et quand un éléphant marche, le sol tremble.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 24 juin 2026




