Belgique 2026 : la génération dorée s’éteint, et après ?

Deux matchs, deux nuls. La Belgique n’impressionne plus. Derrière De Bruyne, Lukaku et Courtois qui tirent leur révérence progressive, une nouvelle génération doit prouver qu’elle existe. Le bilan est inquiétant.

L’ADN tactique de l’équipe

La Belgique a longtemps fonctionné sur un système de 3-4-2-1 bâti autour des qualités individuelles de ses stars. De Bruyne en organisateur, Lukaku en pivot, Hazard (avant sa retraite) en créateur. Ce football d’individualités a atteint ses limites. Le nouveau sélectionneur tente de construire une identité collective plus solide, mais le chantier est en cours. Il manque encore un fil directeur clair, un jeu de transition identifiable. La Belgique joue en fonction de ce qu’elle a, pas encore en fonction d’un projet défini.

Coupe du Monde 2026 — bilan chiffré et analyse

Deux matchs, deux nuls, deux points seulement dans le Groupe G. La Belgique se retrouve derrière l’Égypte qui mène le groupe avec quatre points. C’est le choc de la compétition pour les Diables Rouges : une nation classée dans le top 10 mondial, incapable de s’imposer lors de ses deux premières rencontres. Pire, l’Iran et l’Égypte comptent autant ou plus de points. La qualification directe n’est plus garantie. C’est une crise.

Les profils clés

Kevin De Bruyne — toujours là, toujours décisif par instants, mais à 34 ans son impact physique n’est plus ce qu’il était. Il reste le cerveau, mais ne peut plus tout porter.
Lois Openda — l’attaquant du futur. Rapide, percutant, efficace. S’il prend vraiment les commandes, la Belgique peut se transformer.
Jérémy Doku — la vitesse à l’état pur sur l’aile gauche. Capable de créer le danger à tout moment. La relève technique est là — mais la maturité ?

Verdict — jusqu’où ?

La Belgique est en danger de sortie de groupe. C’est une réalité que personne n’aurait osé écrire il y a deux ans. La génération dorée — celle qui avait atteint la demi-finale en 2018 — n’a jamais tenu sa promesse ultime. Et maintenant que le cycle se ferme, la transition est douloureuse. Qualification pour les huitièmes possible mais pas certaine. Au-delà, les ressources manquent. Cette Coupe du Monde 2026 pourrait bien être le tournant douloureux mais nécessaire vers une reconstruction totale.

— Kodjo Lawson | AfricaTopSports

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