
Édouard Mendy a annoncé, il y a quelques jours, la fin de sa carrière internationale. L’ancien gardien de Chelsea, dans une interview accordée au journal L’Equipe, est revenu sur les raisons de sa décision, ses premiers contacts avec Patrick Vieira et sa carrière au sein de la tanière.
Édouard Mendy aura connu 59 sélections avec les Lions de la Teranga, 2 coupes du monde et disputé 3 phases finales de la CAN. A l’orée de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027, le gardien d’Al Ahli (Saudi Pro League) pense avoir tout accompli et qu’il fallait raccrocher avec la sélection. Pour lui, « c’était le bon moment d’arrêter » car, explique-t-il, le « sentiment du devoir accompli » est effectif.
« Ma réflexion avait commencé depuis le sacre de la CAN au Maroc, puis elle a fait son chemin jusqu’à après la Coupe du monde. C’était le bon moment pour moi d’arrêter, après avoir représenté mon pays dans toutes les compétitions possibles. J’ai fait deux Coupes du monde, on va dire deux CAN et demie, parce que la première, malheureusement, je me suis blessé. J’ai eu la chance d’être sacré deux fois en ayant participé trois fois. J’avais le sentiment du devoir accompli, d’avoir été dans la transmission, d’avoir été très proche de la nouvelle génération pour les préparer au mieux pour les futures échéances. »
Cadre de l’équipe nationale sénégalaise avec Sadio Mané, Idrissa Gana Gueye, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy rassure avoir discuté avec le nouveau sélectionneur des Lions avant de prendre sa décision. Il confirme avoir eu des contacts avec Patrick Vieira sur le nouveau projet autour de la sélection. Il fallait permettre au nouveau staff de le construire avec des joueurs qui pourraient être là sur la durée. « Patrick m’a appelé et m’a exposé son projet, sa vision et mon importance dans sa vision. J’ai été vraiment touché par ce rôle qu’il voulait m’attribuer. C’est Patrick Vieira, un immense joueur. Je lui ai exposé ma vision et ma décision. Il a quand même essayé de me convaincre. Je lui ai demandé un temps de réflexion. Je ne voulais pas commencer un autre cycle avec ce groupe en sachant qu’il y avait un grand pourcentage de chances que je ne finisse pas. Je préférais que le nouveau groupe se mette en place rapidement, prenne ses repères et qu’il n’y ait pas de nuisances liées à mon arrêt ou non en sélection. »




