
Une enquête du Monde et du New York Times révèle une nouvelle controverse autour de la qualification de la République démocratique du Congo pour la Coupe du monde 2026. Selon des documents internes consultés par Le Monde, les juristes de la FIFA ont estimé que le gardien congolais Lionel Mpasi était inéligible lors de plusieurs rencontres des qualifications africaines. Sa procédure de changement d’affiliation sportive de la France vers la RDC, entamée en 2021, n’aurait en effet jamais été finalisée.
Lionel Mpasi, qui avait évolué avec les sélections de jeunes de la France, dont lors du Mondial U17 2011, a pourtant participé à plusieurs matches des éliminatoires avec les Léopards. D’après les juristes de la FIFA, quatre rencontres qualificatives disputées par le gardien étaient susceptibles de poser problème. Leur analyse est particulièrement importante pour le Burkina Faso : « cela perturbe toutes les qualifications de la Coupe du monde 2026 pour la région africaine : le Burkina Faso (et non la RDC) se serait qualifié pour le barrage africain », écrivent-ils dans les documents consultés par Le Monde.
Malgré ces conclusions, aucune sanction sportive n’a finalement été infligée à la RDC. La FIFA affirme de son côté que la réclamation déposée par la Fédération nigériane a été déclarée irrecevable pour des raisons de procédure et de délai, une décision devenue définitive en l’absence de recours. L’instance internationale rejette également toute intervention de son président Gianni Infantino dans les procédures disciplinaires.
Cette affaire relance ainsi les interrogations sur l’application des règlements de la FIFA et pourrait alimenter les débats au Burkina Faso, puisque les propres juristes de l’instance avaient estimé que le sort de la qualification africaine aurait pu être différent avec l’application des règles.


