Le Sénégal accueille depuis ce samedi 31 octobre 2026 les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). Pour la première fois, un événement sportif olympique se déroule sur le continent africain. Pendant deux semaines, jusqu’au 13 novembre, Dakar, Diamniadio et Saly accueillent des milliers de jeunes athlètes venus du monde entier. Au-delà des performances sportives, cette édition représente un rendez-vous important pour le Sénégal et pour le mouvement olympique africain. Voici cinq choses à savoir sur ces Jeux.
1. Une première historique pour l’Afrique
Dakar 2026 marque une étape inédite dans l’histoire du mouvement olympique. Le Sénégal devient le premier pays africain à accueillir un événement sportif olympique. Désigné en 2018 par le Comité international olympique (CIO), il organise la quatrième édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’été, après Singapour en 2010, Nanjing en 2014 et Buenos Aires en 2018. Initialement programmée en 2022, cette édition avait été reportée à 2026 en raison de la pandémie de Covid-19.
2. Près de 2 700 athlètes et 153 épreuves à médailles
Environ 2 700 jeunes athlètes, âgés de 14 à 17 ans, sont attendus pour cette édition. Ils vont s’affronter dans 25 sports de compétition, répartis en 153 épreuves donnant lieu à des médailles. Le programme comprend notamment l’athlétisme, la natation, le basketball 3×3, le breaking, le baseball5, le futsal, le beach handball et la lutte de plage. Dix autres sports sont proposés dans le cadre d’activités de découverte et de mobilisation des jeunes.
3. Trois villes pour accueillir les compétitions
Les Jeux se déroulent dans trois villes : Dakar, Diamniadio et Saly. Huit sites de compétition ont été aménagés pour accueillir les différentes disciplines. Dakar abrite notamment des épreuves sur la Corniche Ouest et au complexe Iba Mar Diop. Diamniadio accueille plusieurs compétitions ainsi que le village olympique, installé sur le campus de l’Université Amadou Mahtar Mbow. À Saly, les sports de plage et certaines disciplines nautiques sont à l’honneur.
4. La parité et une importante mobilisation humaine
Dakar 2026 mise sur une représentation équilibrée des filles et des garçons. Sur les 153 épreuves à médailles, 73 sont réservées aux garçons, 73 aux filles et sept sont mixtes. L’organisation s’appuie également sur 6 000 volontaires mobilisés dans différents secteurs : accueil des délégations, transports, logistique, cérémonies et accompagnement des spectateurs. Le programme Jambaar26 a enregistré environ 23 000 candidatures pour ces 6 000 postes. Plus d’un million d’élèves issus de 11 000 établissements scolaires ont aussi été touchés par le programme éducatif olympique.
5. Un investissement important et un héritage attendu
L’organisation des JOJ représente un investissement majeur pour le Sénégal. Le budget opérationnel du Comité d’organisation est estimé à 32 milliards de FCFA, selon son président Mamadou Diagna Ndiaye. Cette enveloppe est distincte des investissements publics consacrés aux infrastructures. Le programme d’infrastructures des Jeux prévoit notamment au moins 91 milliards de FCFA dans le budget de l’État pour 2026. Le défi sera désormais de faire durer les bénéfices de ces investissements. Plusieurs installations sportives rénovées doivent continuer à servir aux populations après les compétitions, tandis que le village olympique de Diamniadio doit retrouver sa vocation universitaire au profit des étudiants.
Au-delà des médailles, Dakar 2026 constitue donc un test important pour la capacité du Sénégal à organiser un grand événement sportif international et à en tirer des bénéfices durables. Pour l’Afrique, cette première olympique représente aussi une occasion de renforcer sa place dans l’organisation des grandes manifestations sportives mondiales.




