Coupe du monde 2026 : les États-Unis défendent la participation de Thomas Partey

Un haut responsable de la Maison-Blanche a publiquement défendu la participation de Thomas Partey à la Coupe du monde de la FIFA, affirmant que le milieu de terrain ghanéen demeure innocent jusqu’à preuve du contraire, malgré les graves accusations auxquelles il fait face au Royaume-Uni.

Ces déclarations constituent l’explication la plus claire à ce jour sur les raisons pour lesquelles Partey a été autorisé à entrer aux États-Unis pour disputer le tournoi, alors qu’il s’était vu refuser l’accès au Canada avant le premier match du Ghana contre le Panama.

S’exprimant auprès du Telegraph Sport, Andrew Giuliani, directeur exécutif de la Task Force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde, a révélé que les autorités américaines étaient parfaitement informées de la situation judiciaire du joueur avant de lui accorder l’autorisation d’entrée sur le territoire.

« Nous étions bien évidemment au courant de cette affaire », a déclaré Giuliani.

« Notre position est que, aussi graves que soient ces accusations, il reste innocent tant qu’il n’a pas été reconnu coupable. »

Ces propos devraient relancer le débat autour de la présence de l’ancien milieu d’Arsenal à la compétition.

Thomas Partey fait actuellement face à plusieurs accusations de viol et d’agression sexuelle à Londres, des faits qu’il conteste catégoriquement. Son procès est prévu pour l’année prochaine.

Le vice-capitaine des Black Stars n’avait pas pu participer au premier match du Ghana à la Coupe du monde après que les autorités canadiennes lui ont refusé l’entrée sur leur territoire. Il avait ainsi manqué la victoire 1-0 des Ghanéens face au Panama à Toronto.

Cette décision avait déclenché une bataille juridique et diplomatique. Les représentants de Partey avaient introduit un recours de dernière minute devant la Cour fédérale du Canada, mais leur démarche avait finalement échoué, privant le Ghana de l’un de ses joueurs les plus expérimentés pour cette rencontre inaugurale.

Les États-Unis ont, en revanche, adopté une approche différente.

Les déclarations de Giuliani laissent entendre que les autorités américaines ont étudié le dossier et estimé qu’en l’absence d’une condamnation judiciaire, rien ne justifiait d’empêcher le joueur d’entrer dans le pays pour participer à la compétition.

Les décisions opposées du Canada et des États-Unis sont devenues l’un des principaux sujets extra-sportifs de cette Coupe du monde.

Pour le Ghana, la disponibilité de Partey constitue un atout majeur avant le choc décisif du groupe L contre l’Angleterre, prévu mardi à Foxborough.

Âgé de 33 ans, le milieu de terrain devrait retrouver directement sa place dans le onze de départ de Carlos Queiroz après avoir manqué la première rencontre. Son expérience et son leadership pourraient s’avérer essentiels dans la quête de qualification des Black Stars pour la phase à élimination directe.

De son côté, Partey a largement évité d’aborder cette affaire judiciaire depuis le début du tournoi, préférant se concentrer sur le football.

À l’approche du match contre l’Angleterre, il a simplement déclaré :

« Il y a des choses qui se passent en dehors du football et que l’on ne peut pas contrôler. Mais aujourd’hui, je me sens bien et je suis prêt à jouer. »

Le milieu ghanéen devrait également retrouver sur sa route ses anciens coéquipiers d’Arsenal, Declan Rice et Bukayo Saka, lors de cette affiche très attendue de la phase de groupes.

Mais si l’attention se portera sur ses performances sur le terrain, l’intervention d’Andrew Giuliani garantit que le débat autour de sa participation au Mondial ne disparaîtra pas de sitôt.

Pour l’instant, la position du gouvernement américain est claire : malgré la gravité des accusations, Thomas Partey reste autorisé à participer à la compétition tant qu’aucun tribunal ne l’a reconnu coupable.

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