
Le départ de Vladimir Petković devait ouvrir rapidement un nouveau chapitre pour l’équipe nationale d’Algérie. Il se transforme finalement en feuilleton. Au 19 août 2026, plusieurs entraîneurs ont été annoncés comme favoris avant de voir leur situation évoluer en quelques jours. Félix Sánchez, Paulo Bento, Walter Mazzarri, Gustavo Poyet et même des profils algériens ont tour à tour occupé le devant de la scène. Mais la Fédération algérienne de football (FAF) n’a toujours pas officialisé son choix.
Cette situation ne signifie pas nécessairement que le processus est bloqué. Elle révèle surtout la difficulté de la FAF à trouver un profil qui corresponde à la fois à ses exigences sportives, à ses contraintes financières et à son projet pour les prochaines années. Plusieurs raisons peuvent justifier cette hésitation.
La séparation avec Petković est intervenue au début du mois d’août, après l’élimination de l’Algérie en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Le calendrier est pourtant serré. La prochaine fenêtre internationale approche et la FAF doit éviter de laisser trop longtemps les Verts sans véritable direction technique. L’instance doit donc avancer vite, mais sans prendre une décision qu’elle pourrait regretter quelques mois plus tard. Le paradoxe est là.
Une liste de candidats qui ne cesse de bouger
Le cas Félix Sánchez illustre les hésitations de la FAF. L’Espagnol était présenté comme le favori et un accord semblait proche. Mais des informations faisant état de réserves sur sa gestion des joueurs et sa communication auraient finalement refroidi la Fédération. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés officiellement par la FAF.
Paulo Bento a ensuite pris une place importante dans les discussions. Plusieurs médias ont même rapporté que le Portugais avait donné son accord à la FAF. Mais, selon les informations publiées ce 19 août, cette piste serait désormais abandonnée. La Fédération aurait relancé les discussions avec deux autres entraîneurs actuellement sous contrat avec leurs clubs.
Cette succession de revirements montre surtout que la FAF ne veut pas arrêter son choix sur le premier profil disponible. Elle semble comparer plusieurs options avant de prendre une décision définitive.
Le profil idéal reste à définir
Le problème n’est donc probablement pas l’absence de candidats. La FAF semble vouloir un technicien expérimenté, capable de gérer une sélection ambitieuse et de travailler avec un groupe composé de joueurs évoluant majoritairement à l’étranger. Mais le futur sélectionneur devra aussi comprendre les réalités du football africain et supporter une pression importante autour des Fennecs.
C’est là que le choix devient complexe. Un grand nom européen peut apporter son expérience, mais cela ne garantit pas son adaptation au contexte algérien. À l’inverse, un technicien connaissant mieux l’environnement local peut présenter moins de garanties sur le plan international.
Le dossier est également brouillé par les nombreuses fuites. Gustavo Poyet a ainsi été annoncé en négociations avec la FAF par Algérie360. Mais La Gazette du Fennec affirme que cette piste ne serait pas sérieuse et évoque plutôt une agitation d’agents.
Même situation pour Félix Sánchez. Le 13 août, Le Courrier d’Algérie indiquait encore que l’Espagnol restait dans les plans de la FAF, malgré des contacts avec d’autres fédérations. Quelques jours plus tard, plusieurs médias annonçaient l’abandon de cette piste.
Derrière ce feuilleton se trouve surtout une question : la FAF cherche-t-elle un grand nom ou le bon entraîneur pour l’Algérie ?
Après le départ de Petković, la Fédération doit éviter une nouvelle erreur de casting. Le prochain sélectionneur devra rapidement construire son projet, gérer les cadres et préparer un nouveau cycle avec les Fennecs.




