Maroc : sanctions records pour l’AS FAR et le Raja

Le football marocain est en deuil de son esprit sportif suite aux graves débordements ayant émaillé la rencontre entre l’AS FAR et le Raja Casablanca au Stade Prince Moulay Abdellah. Face à l’ampleur des violences, la commission de discipline de la Botola a rendu un verdict implacable, transformant la fin de saison des deux géants du royaume en un véritable défi logistique et financier. Cette décision ferme vise à marquer les esprits et à stopper l’escalade de l’insécurité dans les enceintes sportives.

Le volet sportif des sanctions frappe directement le cœur des stades : l’ambiance. Le Raja Casablanca devra disputer ses trois prochaines rencontres à domicile à huis clos, tandis que la sanction s’élève à cinq matchs pour l’AS FAR. Plus radical encore, les supporters des deux formations sont désormais interdis de déplacement jusqu’au terme de l’exercice actuel, une mesure drastique destinée à prévenir tout nouvel affrontement en dehors de leurs bases respectives.

Pour le club militaire, les conséquences sont particulièrement lourdes puisque l’AS FAR se voit contraint de quitter le Stade Prince Moulay Abdellah pour l’ensemble de ses matchs de championnat restants. Si une exception est tolérée pour les compétitions internationales, cette délocalisation forcée prive l’équipe de ses repères habituels. C’est un coup dur pour le leader qui devra évoluer loin de ses infrastructures fétiches dans la dernière ligne droite pour le titre.

Enfin, l’aspect financier souligne la sévérité de la fédération. Chaque club a écopé d’une amende de 200 000 dirhams (environ 20 000 €), une somme à laquelle s’ajoutera la facture totale de la remise en état des installations dégradées. En obligeant les clubs à assumer l’intégralité des frais liés aux dégâts matériels, les instances espèrent responsabiliser davantage les dirigeants sur l’encadrement de leurs supporters pour l’avenir.

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