37e Tour du Faso : Paul Daumont satisfait de sa course, le Burkina Faso joue la carte collective

Paul Daumont a terminé à la cinquième place de la première étape du 37e Tour cycliste international du Faso, disputée ce vendredi 30 octobre entre Ouagadougou et Kaya. À 54 secondes du Néerlandais Tom Wijfje, vainqueur en 3 h 28 min 57 s, le coureur burkinabè retient surtout la bonne prestation collective de son équipe, qui a placé deux coureurs dans le top 5.

Disputée sur 152,15 km, cette première étape a été bouclée à une vitesse moyenne de 43,644 km/h, témoignant du rythme soutenu imposé par les coureurs dès cette première journée de compétition. Le Burkinabè Souleymane Koné a pris la deuxième place à huit secondes du vainqueur, tandis que Paul Daumont a terminé cinquième, à égalité de temps avec le Belge Timmy De Boes, quatrième.

Au-delà de son résultat individuel, Daumont se dit satisfait de ses sensations et de la stratégie mise en place par son équipe. « Les sensations étaient bonnes toute la journée, donc je suis très satisfait de la course. Le système de course m’a plu, ça roulait fort. Il y avait de bonnes jambes et on a fait confiance à Solo », explique-t-il, en référence à Souleymane Koné.

Le plan des Burkinabè consistait notamment à mettre sous pression les équipes algériennes et marocaines. Une stratégie qui a finalement provoqué une échappée ayant pris beaucoup d’avance. Face à cette situation, Paul Daumont a dû passer à l’offensive pour réduire l’écart. « On voulait piéger les Algériens et les Marocains. Mais l’échappée a tellement pris du champ que j’ai été obligé d’attaquer, sinon l’écart allait devenir trop important. On est finalement revenus tout près du groupe de tête », raconte-t-il.

Le coureur burkinabè retient également un autre point positif : la capacité de son équipe à mettre en difficulté plusieurs adversaires annoncés parmi les favoris. « On a réussi à isoler beaucoup de leaders présumés ce matin, donc c’est très bien », souligne-t-il.

Interrogé sur la possibilité de prendre le maillot jaune dès cette première étape et de le conserver jusqu’à l’arrivée finale, Paul Daumont appelle toutefois à la prudence. Pour lui, le niveau du Tour du Faso a évolué et le Burkina Faso doit adapter ses ambitions à la concurrence.

« Il faut être réaliste. Le Tour a grandi. Ce serait un peu prétentieux, voire orgueilleux de notre part, de vouloir prendre le maillot dès la première étape et le garder pendant toute la compétition », estime-t-il.

Avec Souleymane Koné deuxième et Paul Daumont cinquième, le Burkina Faso a néanmoins réussi son entrée en matière. Pour le coureur burkinabè, l’essentiel sera désormais de faire preuve d’intelligence tactique et de gérer les neuf étapes restantes. Les Étalons disposent encore de plusieurs occasions pour aller chercher le maillot jaune et tenter de le conserver jusqu’à l’arrivée finale.

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