Arkema Premier League : « Je m’autodétruis », le cri de détresse de Manssita Traoré

Manssita Traoré lance un cri de détresse
©NICOLAS GOISQUE/MAXPPP – 27-09-2025, 17h00, stade gaston gérard à dijon, football, arkéma première ligue, 3ème journée, section féminine du dfco – racing club de strasbourg alsace féminines, manssita traore (MaxPPP TagID: maxsportsworldthree423799.jpg) [Photo via MaxPPP]
Manssita Traoré souffre. La joueuse de Strasbourg s’est confiée, dans une interview au journal L’Equipe. Elle est revenue sur sa santé mentale, ses difficultés et pousse un cri de cœur.

« Je m’autodétruis parce que je souffre intérieurement, je souffre en silence et je continue à m’accrocher au vide », avait-elle publié sur Instagram lors de son 23è anniversaire, le 9 septembre dernier. Interrogée sur ce qu’elle « traverse depuis plusieurs années », l’attaquante n’a pas porté de gants.

Enfance difficile, blessures intérieures jamais guéries, crises d’angoisse. Manssita Traoré raconte avoir connu des moments douloureux. « J’ai vécu des choses assez compliquées durant mon enfance. Je suis partie très tôt de chez moi, alors que j’étais très proche de ma famille. Les blessures n’étaient pas guéries et la séparation n’a rien arrangé. Lors de la première séparation, j’étais à l’INSEP, à 10 minutes de chez moi, mais je pleurais tous les soirs. Je simulais des blessures pour rentrer. J’ai aussi mal vécu mes premières sélections. J’ai commencé à souffrir, à faire des dépressions. Je faisais des crises d’angoisse. Je n’étais pas bien. Je ne le disais à personne. Quand j’allais au foot, je ne montrais rien. Sauf qu’à un moment, quand tu te forces et qu’au fond, ça ne va vraiment pas, ça finit par se voir. Je ne suis pas surhumaine. J’ai commencé à perdre énormément de poids, à être absente, j’ai même fait des malaises. Cela a alerté ma famille. C’est à partir de là que j’ai commencé à être suivie. C’est dur, mais je commence à remonter petit à petit », explique l’ancienne joueuse du PSG dans son entretien avec L’Equipe.

Ces douleurs ont impacté sa carrière, admet-elle. « Chaque fin de saison, pour prendre le temps de soigner », Manssita Traoré pense à arrêter le football. Mais pour elle, il n’est pas question d’abandonner. Car, souligne-t-elle, « j’ai fait beaucoup de sacrifices pour arriver là où je suis. L’attachement tellement fort que j’ai pour le foot prenait le dessus sur les choses qui pouvaient me donner envie d’arrêter. »

En phase de suivi psychologique, Manssita Traoré reste optimiste et garde espoir. « Je suis persuadée que toutes ces épreuves ne sont pas là pour rien et que je suis capable de les surmonter, que quelque chose de meilleur m’attend ».

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